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Le bien-être de travailler

 

Le premier mai 2014, c'était la Fête internationale des travailleurs et travailleuses. Arrêtons-nous sur des définitions du mot travail! Le http://www.le-dictionnaire.com/ nous donne : A : activité déployée pour réaliser quelque chose (travail manuel; intellectuel). B : ouvrage terminé ou qui est à faire. C : activité qui mérite salaire.

 

Un des volets d'Handi-Capable est de parler travail et de faire participer des personnes handicapées à plusieurs formes de travail. Notre organisme est un des rares, pour ne pas dire le seul qui est pris totalement en main par des personnes handicapées. Sans le travail de chacun, l'organisme serait mort et abandonné depuis des années.

 

Nous avons tous notre spécialité. Une de nos travailleuses parle plus vite qu'une sténodactylo. Un non voyant voit à tout. Les sourds s'entendent tous et se chuchotent les secrets de leurs réussites. Il y a celle qui roule sa bosse. Celui qui lèche la timbrée. Et moi avec mon 38 pouces, je les regarde de haut! Mais avec toute notre équipe, nous nous en sortons très bien. Même mieux qui certains qui travaillent!

 

Oui, car le mot travail dit aussi activité qui mérite salaire. Ça l'air que oui! S'il fallait que toutes les personnes qui donnent du temps soient payées à leur mérite, il y aurait des fonctionnaires qui n'auraient pas le choix de fonctionner. Le fonctionnement des ressources communautaires est un peu comme le principe des Paniers de l'Espoir de M. Rock Guertin. Avec un dollar, nous donnons pour trois dollars de travail. Le gouvernement se rend-il compte des sommes astronomiques sauvées par une société pénalisée et/ou paralysée.

 

Si les grands penseurs pensaient un peu plus et dépensaient un peu moins, les travaux seraient dispersés aux quatre coins du Canada. L'Université serait un atout, la vaillance un certificat de compétence, la présence une compétence, la déficience un défi à relever et la relève un but à s'assurer d'atteindre. Il faut atteindre ces objectifs au lieu d'éteindre des rêves.

 

Marc Pilon

 

Maladie de Parkinson: les résultats prometteurs de la thérapie génique, dans Votre santé m'intéresse

 

Le 12 avril, Alain Ducardonnet a reçu Stéphane Palfi, neurochirurgien et chercheur à l'hôpital Henri-Mondor à Créteil, dans Votre santé m'intéresse, sur BFM Business. Tous les samedis, Alain Ducardonnet et ses invités vous éclairent sur les grandes thématiques du monde de la santé.

 

 

Voire la vidéo sur : http://www.bfmtv.com/video/bfmbusiness/sante-minteresse/maladie-parkinson-resultats-prometteurs-therapie-genique-sante-minteresse-12-04-190423/

 

Marc Pilon

 

Le 3 pour toi et moi

Sylvie Godbout

C'est en une journée de pluie du printemps que j'ai rencontré Sylvie Godbout pour l'activité le 3 pour toi et moi. Nous avons pris rendez-vous au Café Dépôt du carrefour de l'Estrie. Suite à notre attaque de pitas garnis, nous avons commencé l'entrevue et les photos.

 

Petit retour sur le prix hommage bénévolat Québec 2014 

J'ai demandé à Sylvie de me faire un survol de ses activités de bénévolat, car en avril 2014 elle a reçu une belle surprise, suite à ses 37 ans de bénévolat. Sylvie... J'ai commencé à mon adolescence en 1973, pour le centre des bénévoles de Sherbrooke. Entre autre je me souviens avoir donné le bain à une jeune fille atteinte d'ataxie de Friedreich. Je crois que dans ce temps-là, il n'y avait pas de service. Ça devait être la famille ou des bénévoles qui s'occupent aux soins des personnes handicapées. J’ai gardé, pour des personnes qui venaient de l'extérieur du pays. Je suis allée laver l'appartement d’une personne âgée qui avait eu un incendie chez elle. 

Sylvie a eu son gros accident en 1975. Suite à sa convalescence et sa réadaptation en 1976, elle est retournée faire du bénévolat à La fourmilière. La fourmilière est l'ancien nom d'Handi-capable. Le vendredi soir, elle allait travailler à la petite boutique d’artisanat de La fourmilière où elle vendait du café, de l'artisanat, des paniers en osier et des articles en bois, comme des boîtes à pain, fait par Claude Mailhot et Jean Péloquin. Les articles étaient tous fait par des personnes handicapées. Ainsi, comme les autres étudiants du cégep, elle avait une occupation les fins de semaine. 

Sylvie peux-tu me raconter ce qui s'est passé en soirée du mardi 8 avril. Sylvie... 150 bénévoles ont été invité au Buffet des continents pour le prix hommage bénévolat 2014. J'ai été choisie bénévole de l'année parmi tous les organismes communautaires de Sherbrooke, toute catégorie confondue. 


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Le 3 pour toi et moi 

Le reste du questionnaire est le 3 pour toi et moi. Sylvie, qu'est ça te prendrait pour être heureuse? Sylvie... À 55 ans, tu te demandes ce que tu fais dans la vie?, pourquoi tu es là? Quand tu es jeune handicapée, c'est facile de se battre et de défoncer les portes. La jeunesse est acceptée, plus que la vieillesse. En 1975, il n'y avait rien, pour les personnes handicapées. Si j'avais 17 ans aujourd'hui, je pourrais en faire beaucoup plus, parce que la société est beaucoup plus ouverte. 

Qu'est-ce qui te rendrait encore plus heureuse? Sylvie... D'avoir des petits enfants. Mon bonheur c'est ma fille. De pouvoir aider ma fille financièrement et lui offrir une maison. Si je pouvais l'aider financièrement je me sentirai comblé.

Sylvie, quelles sont tes forces? Sylvie... Avant mon accident, il n’y avait presque pas de service. J'ai été de ceux qui ont exigé des services et qui ont travaillé forts, pour les avoir. Comme sur les conseils d'administration de l'OPHQ, je ne peux pas laisser passer n'importe quoi, car c'est les autres personnes handicapées et moi qui seront pénalisées, dans le futur. 

Et quelles sont tes faiblesses? Sylvie... Je manque de confiance en moi.  

Quel projet de travail tu aimerais mettre sur pieds ou travailler dessus, à Handi-Capable? Sylvie... J'ai participé beaucoup à Handi-Capable. Comme le jardin communautaire, c'est mon idée. Le regroupement des femmes handicapées, c'est mon idée. La première exposition des parents handicapées, ça vient de moi. Donc j’ai le goût de laisser la place aux autres.  

Comment tu gères ton stress? Sylvie... Je dois me répéter... Sylvie respire par le nez. 

Qu'est-ce que tu apprécies le plus, chez un ami? Sylvie... L'honnêteté.  

Ok! maintenant, à quel animal tu comparerais-tu? Sylvie... À un cheval, car c'est noble.  

Dans quel pays aimerais-tu vivre? Sylvie... Bien souvent, je me dis, je suis bien contente d'être née au Québec. Présentement, j'aurais envie de voyager. J'aime l'Italie. J'aimerais vivre en Angleterre, car il y a de beaux paysages et de beaux châteaux. Je suis allée à Paris. Toute y est accessible et j'aime ses habitants.  

Comment tu te sentais, comme personnes handicapée, à Paris? Sylvie... Les gens se sont bien comportés, avec moi. Je me suis sentie, comme les autres habitants. À un moment donné, j'ai eu besoin d'un taxi. Je n'ai pas eu de problème avec mon fauteuil roulant. J'ai eu moins de problèmes à avoir mon taxi, car je voyageais avec une petite jeune, oui avec ma fille Émilie. 

Pour terminer, quel serait ton grand souhait? Sylvie... De savoir ce qu'il y a dans le coffret de sûreté de ma mère qui est décédée et d'être grand-maman. 

Merci à Sylvie Godbout d'avoir été mon invitée au 3 pour toi et moi.

 

 

Lapin tête de lion handicapé et sur roues‏

Une belle vidéo pour petits et grands.

http://www.youtube.com/watch?v=0JkV4QfLH0c

 

 

Un rendez-vous pour la Semaine québécoise des personnes handicapées

Handi-Capable présente une exposition photos au CRE sur le thème de l’handiparentalité.

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Merci à nos collaborateurs pour ce journal :

- Raymond Cyr

- Marie-Élodie Huon

- Marc Pilon

- Nicolas Roy

 
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