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FRANCIS BOULET ET CATHY LEBLANC

 

Il y a un an et demi, sur un site de rencontres, je cherchais sans trop chercher. Je vis un profil intéressant d'une fille atteinte du même handicap que moi. J'envoyai un message à cette dernière sans croire que ça donnerait des résultats. Le lendemain, sa réponse arriva en disant qu'elle avait lu ma description et voulait développer une amitié, mais qu'elle était ouverte à plus.

Nous avons vitement commencé à clavarder et se téléphoner. Une belle chimie s'est installée avec le temps! C'était en même temps que je m'apprêtais à accomplir un grand rêve : celui de quitter les résidences d'accueil pour vivre dans mon propre appartement, bien à moi! Tous des bouleversements émotifs!

Ma nouvelle amie Cathy et moi ressentions quelque chose de fort l'un pour l'autre. Cependant, à cause de l'image de la femme idéale que je m'étais créée, je n'étais pas à l'écoute de mes émotions, la raison prenait le dessus. Je trouvais toutes les excuses imaginables pour que Cathy s'éloigne de moi. Heureusement qu'elle ne l'a pas fait!

Après deux mois de communication, accompagnée de ses parents, elle vient me rencontrer. Vu que je suis en marketing de réseau, j'ai présenté mon entreprise à mes invités. Par après, Cathy me demanda si je continuerais à lui parler même si elle ne devenait pas cliente. Je lui répondis que oui, car sans vouloir me l'avouer, mes sentiments prenaient forme. Lors son départ, j'avais juste envie de l'embrasser, mais je me suis retenu; je la regardais s'en aller sans comprendre qu'est-ce qui m'arrivait...

Une amie m'a convaincu de poursuivre à développer cette relation. Elle se disait que si je rencontrais une femme avec les mêmes limitations que moi (Cathy), cette personne allait me comprendre et ce serait juste parfait pour moi.

Deux semaines plus tard, Cathy m'invite une fin semaine chez elle pour me connaître plus. J'ai accepté et presque refusé par la suite. C'est sa mère qui m'a téléphoné pour me dire que son mari et elle allaient venir me chercher avec une remorque pour embarquer ma chaise électrique et qu'ils seraient tout près en cas de besoin.

Je ne pouvais plus reculer! Il faut que je vous dise que la veille j'étais si nerveux que j'étais malade.

Le lendemain, Cathy et ses parents viennent me chercher. Ils m'invitent au restaurant, nous jasons pour faire davantage connaissance, puis nous allons chez Cathy. Mon amie me demande si je veux visiter la ville. Elle prend son quadriporteur et moi mon fauteuil motorisé, puis nous partons seuls! C'est à ce moment que je comprends que nous sommes tout de même autonomes ensemble et peut-être que nous pourrions envisager aller plus loin. Nous avons vécu une belle journée. Les tentations étaient si fortes que, le soir même, nous nous sommes embrassés. J'étais amoureux, mais indécis.

Une semaine plus tard, je me dis : « Si tu ne veux pas la perdre, décide-toi!! » Depuis ce jour, Cathy et moi nous sommes très amoureux.

Nous communiquons beaucoup dans notre couple. Nous sommes toujours respectueux et à l'écoute l'un de l'autre. Nous sommes très supportés par son entourage.

Nous avons voyagé un an Sherbrooke-Drummond avant je fasse le grand saut à Drummondville. Beaucoup de personnes ne comprennent pas pourquoi c'était moi qui déménageais. D'une part, Cathy est tellement proche de ses parents et a un loyer parfaitement adapté à ses besoins que la sortir de son milieu de vie serait une gaffe très majeure! D'autre part, je dois avouer que même avant de rencontrer mon amoureuse, je voulais partir de Sherbrooke. Je ne voyais plus d'avancement pour moi. Alors, ma rencontre m'a permis de prendre ma décision.

J'ai eu toute une chance, car mon appartement est un grand 4 1/2! J'ai même ma chambre de création pour mon écriture et ma peinture! Résultat, je suis plus disposé à écrire!

Je suis devenu membre de deux associations drummondvilloises, et je suis leurs activités.

Le transport adapté est bon. L'avantage ici, c'est que nous pouvons réserver un jour avant notre sortie.

Le 24 décembre dernier, Cathy et moi nous sommes offerts des alliances pour symboliser notre Amour. Je suis super heureux avec elle et j'adore ma nouvelle vie. Ses parents m'aident énormément. Drummondville est vraiment devenue ma ville!!

Francis

 

COLETTE JEAN ET GUY DUMOULIN

 

Guy et moi, nous nous connaissions déjà depuis 1980. Nous nous étions côtoyés au cours d'un projet d'été. Il était bénévole pour des personnes handicapées.

Je le trouvais très amical et disponible pour l'ensemble des gens du Comité. Il venait à toutes les activités et le plaisir était garanti. Un jour, le projet prit fin et nous nous sommes perdus de vue.

Je suis allée travailler à Ottawa et j'ai pris mon envol vers mon destin que j'ignorais et qui me faisait peur à la fois. Sept années se sont écoulées avant que Guy revienne sur mon chemin.

De retour à Sherbrooke, j'étais anxieuse, car ma mère était très malade. L'amour de ma famille m'a fait revenir à mon nid. Un long chemin à parcourir... duquel je ne croyais jamais pouvoir passer à travers.

Ma mère occupera toute la place pendant l'année 1986. J'ai surmonté des moments très difficiles, car j'allais perdre ma confidente, ma meilleure amie, mon réconfort, ma stimulation et celle qui m'a propulsée à aller au-delà de moi-même. Elle nous a quittés le 22 août 1986, après un court combat contre un cancer du poumon et des intestins. C'est à ce moment précis qu'on s'aperçoit où sont nos vrais amis, et l'importance que ceux-ci apportent à notre vie.

Une amie m'a présentée à Guy en 1987, en me disant qu'il était intéressé à moi. Je ne savais pas qu'il était libre. Mais non, justement, il n'était pas libre. J'ai dit à mon amie, je ne touche pas à ça, un couple en formation. Elle m'a dit : « Calme‑toi. C'est toi qu'il veut. » Je ne la croyais pas. Pourtant, Guy a dû, à plusieurs reprises, m'appeler pour m'inviter à sortir, mais je le repoussais. J'avais peur qu'il me repousse après un certains temps. J'avais vécu une dernière relation platonique, et je ne voulais pas revivre ça.

Un soir, en août 1987, j'étais seule à la maison et je pleurais toujours la mort de ma mère. C'était un samedi, et je n'aimais pas l'idée de passer ma soirée seule. Alors, je me suis dit : « Je ne vais pas passer la soirée à pleurer sur mon sort, donc je sors. » C'est mon attitude qui tout a changé!

Je suis allée rejoindre les personnes handicapées au sous-sol de la Cathédrale pour une soirée organisée pour une remise de médailles pour des Jeux régionaux organisés par l'Association régionale de loisirs des personnes handicapées en Estrie (ARLPPHE). À mon arrivée, j'ai rencontré plein de personnes heureuses et chaleureuses qui m'ont fait du bien et changé mes idées. Je vais me chercher un p'tit verre et qui je vois.... mon Guy! Il savait que je connaissais la gang avec qui il se tenait. Il m'a donc invitée à leur table et a payé ma consommation.

Nous avons eu beaucoup de plaisir ce soir-là! La soirée avec la gang a été interminable. Nous nous sommes vus quelques fois après ce moment.

Un bon soir du 6 octobre 1987, il m'a embrassée pour la première fois! C'était le début de notre amour, de notre alliance qui allait durer un temps. Je n'aurais pas cru que cela nous mènerait jusqu'à aujourd'hui!

Beaucoup de chemin a été parcouru depuis, mais le plaisir est tout autant renouvelé chaque fois que je vois le jour se lever. Nous nous aimons beaucoup, et souhaitons autant de tout cet amour aux autres.

Nous sommes demeurés ensemble trois ans avant que Guy ne me fasse l'ultime demande. Nous nous sommes épousés le 19 mai 1990 devant Dieu et les hommes. Nous nous sommes promis amour, fidélité et que ce que Dieu a uni, l'homme ne le séparera pas. Le jour de notre mariage fût un moment mémorable dans notre vie, car, tous les deux, on ne croyait plus trouver l'amour véritable. Nous sommes heureux et privilégiés que la vie nous ait choisis.

Déjà 22 ans de mariage en mai prochain! Ajoutez-y trois années comme conjoints de fait, cela fera 25 ans de vie commune.

Voilà notre récit. Nous souhaitons à tous de rencontrer l'amour et de vivre des moments merveilleux. Il importe de prier de toutes nos forces pour que la vie à deux continue!

Colette et Guy

 

MARTINE MOREL ET RÉAL POULIOT

 

Nous nous sommes rencontrés au travail. Réal m'a demandé d'aller prendre un café. J'ai été prendre le café et, un mois après, on restait ensemble.

Nous avons été conjoints de fait pendant cinq ans. Nous nous sommes mariés ensuite.

Aujourd'hui, ça fait 29 ans qu'on est ensemble pis on s'aime encore gros!

Martine et Réal

 

MARIE-ÉLODIE HUON ET RAYMOND CYR

Nous nous sommes rencontrés via Internet, il y aura cinq ans en mai. Depuis la France, Marie travaillait à produire une liste des Autochtones canadiens qui auront combattu en sol européen. Sur un site « réservé » aux Autochtones, j'ai donc vu Ma Marie s'y aventurer. Je lui ai souhaité la bienvenue. L'an dernier, étant « ma femme », elle fut invitée à signer comme Autochtone au bas d'un document historique le Traité des Métis du Canada.

Une information nouvelle est parvenue au journal : Maman Marie-Élodie accouchera de leur fils Erwan par césarienne, le 6 mars prochain. Elle demeurera au CHUS pendant cinq jours.

Le 13 janvier dernier, il y a eu un shower. Vous pouvez voir le résumé en photos au http://www.handi-capable.net/quoi-de-neuf/502-evenement-exceptionnel.

Claudia Beauregard

*Cet article a été rendu possible grâce à un extrait d'article paru dans le journal précédent et aux faits saillants de la semaine du 29 janvier au 4 février 2012.

 

CRISTIAN TAÑO ET MÉLISSA BELLEROSE

Je vous invite également à visiter http://www.handi-capable.net/le-2-pour-nos-deux/152-2-pour-nous-deux-cristian-et-melissa pour y découvrir l'histoire d'amour de Cristian Taño et Mélissa Bellerose!

Claudia Beauregard

 

FÉVRIER : MOIS DE L'HISTOIRE DES NOIRS

Le thème de cette année est : Imaginez un nouveau monde...et à Femmes Solidarité de Sherbrooke et Communauté Afro Canadienne ajoutent : où l'égalité des chances serait pour tous et toutes. Je crois que ce thème nous concerne tous, organismes de défense de droit et d'éducation populaire en majorité au Centre. Il nous est plus dédié, nous, québécois et canadiens de peau noire et nos descendants pour bien nous connaître et nous tisser une place dans la société d'accueil et souligner notre contribution et notre participation à la société québécoise et canadienne. Je remercie les programmes gouvernementaux qui y pensent. D'ailleurs, il y aura une activité réservée à se souvenir des personnes pionnières à cette initiative de la première députée noire : Mme Jean Augustine qui a déposé le projet de loi instituant Février : le Mois de l'Histoire des Noirs. 

Comme il y a des Métis parmi les membres de Handi-capable, je tenais à attirer votre attention sur cette activité :

Mercredi, 22 février 2012 : Le Plan Nord est loin d'être une révolution tranquille!
Les Africains, les Amérindiens et Aborigènes face à la Loi du plus fort.

Ce dîner-sensibilisation (12 h à 13 h) se tiendra à la salle Alphonse-Desjardins du 187, rue Laurier. Puisqu'il s'agit d'un espace de débats animés, apportez votre lunch et les échanges occuperont votre repas de midi!

Appelez au 819 569-7447 pour signifier votre présence, cela donne une idée sur la façon d'arranger la salle.

La participation est à contribution volontaire.

Claudia Beauregard

*Cet article a été rédigé à partir d'extraits d'un courriel de Femme Solidarité de Sherbrooke.

 

LA PAUVRETÉ À SHERBROOKE

La Concertation sherbrookoise pour la lutte à la pauvreté et l'exclusion sociale a dressé un portrait de la pauvreté dans Sherbrooke. Nous l'avons mis sur le site www.cdcsherbrooke.org/documentation, onglet PAGSIS. Il se nomme portrait - version révisée - février 2012. Nous vous invitons à le consulter.

Denise Ouellet, adjointe administrative
Corporation de développement communautaire de Sherbrooke
Tél. : 819 821-5807
Téléc. : 819 822-6016

 
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