Volume 4, no 20

 

 

EN DÉCEMBRE, L’ENTRAIDE EST IMPORTANTE

 

7 décembre 2012

 

Bonjour la gang,

Comment allez-vous? Ce journal vous présente d’abord un dossier sur la guignolée et vous invite à poser un geste de partage, si vous le pouvez.

Maurice Richard, soucieux du bien de toutes les personnes handicapées, nous invite à signer une pétition visant à autoriser une personne atteinte d’un handicap d’être accompagnée de son chien d’assistance partout, y compris dans son lieu d’habitation, que ce lieu soit une unité de condominium ou un logement locatif.

Grâce à deux membres de notre organisme, nous savons qu’il est possible de participer à des ateliers du rire, à Sherbrooke.

Saviez-vous que lundi, c’était la journée internationale des personnes handicapées? Nous consacrons deux articles à ce sujet.

Et la langue des signes… depuis quand existe-t-elle selon vous? Vous serez sans doute aussi étonné(e) que nous!

Francis Boulet et Claudia Beauregard

 

DOSSIER GUIGNOLÉE alt

La guignolée est un événement annuel ayant lieu au Québec, au début du mois de décembre. Elle prend la forme d’une collecte de nourriture et d’argent pour venir en aide aux plus démunis, en préparant des « caisses de Noël » remplies de conserves et d’autres aliments. Comme de la soupe, des croustilles, des pâtes, des petits pois et plein d’autres aliments non périssables. C’est un évènement qui vient en aide aux gens qui sont dans le besoin. Grâce à certaines personnes, des gens pourront avoir quelque chose pour manger le soir de noël. Il faut dire merci aux généreuses personnes. C’est un symbole de générosité.

Origines

Originaire des campagnes, cette fête de partage avait originellement lieu la veille du Nouvel An, et comptaient sur la participation des habitants d’un même rang, par opposition à certaines autres activités communautaires qui impliquaient une paroisse au complet.

La première guignolée québécoise aurait été organisée par la Société de Saint-Vincent de Paul, une organisation charitable catholique, en 1861 ou 1862. Les villageois passaient de porte en porte, chantant des cantiques de Noël, et amassant des denrées non périssables. Une chanson traditionnelle, spéciale pour l’occasion, était habituellement chantée par les volontaires.

Terme dénué de toute connotation religieuse au départ, le mot « guignolée » puiserait son origine dans l’expression « Au gui, l’an neuf! », lancée par les druides de l’ancienne Gaule pour donner le départ, en décembre de chaque année, à la cueillette des feuilles de gui auxquelles la croyance gauloise attribuait des vertus thérapeutiques. En joual québécois, « Au gui l’an neuf » devint au XIXe siècle : « Au gui l’an neu’ », ce qui se rapproche plus du mot utilisé aujourd’hui. Le gui est une plante qui ne pousse pas au Canada.

Les personnes qui participent à la guignolée sont familièrement appelées les « guignoleux » et les « guignoleuses ». Aussi, ces mêmes personnes portent un foulard arc-en-ciel, une tuque rouge avec un pompon et ils tiennent une cloche qu’ils doivent sonner lorsqu’ils arrivent chez les gens. Également, ils peuvent chanter ou réciter une certaine petite chanson à chaque fois qu’ils arrivent chez des gens : « La guignolée, la guignoloche, mettez des sous dans notre poche ».

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La 12e grande guignolée des médias se tenait le jeudi 6 décembre 2012. Cette traditionnelle journée annuelle de collecte aux coins des rues a permis d’amasser des denrées non périssables et des dons en argent afin d’aider nos plus démunis.

La solidarité ne s’arrête pas là! Vous pouvez déposer vos dons (en denrées non périssables seulement) dans toutes les succursales de nos Amis aux endroits prévus à cette fin.

En effet, du 26 novembre au 24 décembre, plus de 300 pharmacies du Groupe Jean Coutu (au service de la cause depuis le premier jour), 160 succursales de la Banque Laurentienne (partenaires depuis 2004) et 228 magasins Loblaws, Maxi, Maxi & Cie et Provigo (présents depuis 2010) soutiendront La grande guignolée des médias. Afin de savoir ce que vous pouvez offrir et comment le faire, cliquez ici.

Soyez généreux jusqu’au 24 décembre et aidez-nous ainsi à accomplir notre mission.

Si vous le pouvez, donnez.

Merci à tous!

NDLR : Adaptation de l’extrait du http://www.lagrandeguignoleedesmedias.com/.

 

alt LOI SUR LES CHIENS D’ASSISTANCE

Bonjour,

Il est temps de s’entraider entre personnes vivant avec des limitations.

Plus nous serons à faire valoir notre point de vue, plus on finira par nous écouter.

Il est important de signer la pétition sur le site de l’Assemblée Nationale : https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-3411/index.html.

Les personnes handicapées ont besoin de leur chien d’assistance non seulement dans un endroit public, mais aussi dans leur chez-soi!

Maurice Richard

 

RIGOLOTHÉRAPIE À SHERBROOKE

Grâce à Johanne Bilodeau et Sylvie Godbout, le journal a appris que…

Le Centre de santé des femmes de l’Estrie alt offre des Ateliers du rire!

Où? Centre des arts de la scène Jean-Besré

*Cet endroit est accessible aux personnes qui se déplacent en fauteuil roulant.

Quand? Chaque samedi matin, de 10 h à 11 h, jusqu’au 22 décembre.

*Il est possible que les ateliers recommencent en janvier 2013.

Pour de plus amples renseignements, composer le 819 564-7885.

 

3 DÉCEMBRE : alt

Publié le : 29/11/2012
Auteur(s) : Handicap.fr – E.Dal’Secco http://www.handicap.fr
Résumé : Un milliard de personnes handicapées dans le monde! Et pourtant une seule journée leur est consacrée. Depuis 1992, la Journée internationale dédiée a lieu chaque année le 3 décembre. 20 ans déjà, pour un impact encore très timide…

Lundi 3 décembre 2012, c’est la « Journée internationale des personnes handicapées ». Cette proclamation remonte à 1992. À la fin de la « Décennie des Nations Unies pour les personnes handicapées » (1983-1992), l’ONU décide que le 3 décembre sera consacré à l’amélioration de la situation des personnes handicapées et à la sensibilisation des populations sur ce sujet.

1 milliard de personnes concernées

Il faut en effet savoir qu’on estime à un milliard le nombre d’habitants qui, sur notre planète, vivent avec des incapacités, soit environ 15% de la population mondiale. Sans que le grand public n’ait souvent conscience de l’étendue de cette réalité! Cette journée du 3 décembre vise donc à promouvoir les actions dans ce domaine et tente de mobiliser chaque citoyen en faveur de la dignité, des droits et du bien-être des personnes handicapés.

Extraits de http://informations.handicap.fr/art-infos-handicap-2012-811-5507.php.

La Convention relative aux droits des personnes handicapées ratifiée par la majorité des pays du monde

En 2006, l’Organisation des Nations unies (ONU) a adopté la Convention relative aux droits des personnes handicapées . Dès le premier jour, cette convention comptait 82 signataires. Au fil des années, d’autres pays ont signé la Convention et plusieurs l’ont ratifiée. Au cours de la dernière année, un pays a signé la Convention (le Tchad) et vingt l’ont ratifiée, dont la Russie; ce qui porte à 154 le nombre de signatures et à 126 le nombre de ratifications. De plus, le nombre de signataire du protocole facultatif est maintenant de 90 (dont 76 ratifications). Rappelons que le Canada a ratifié la Convention en 2010 et qu’il n’a pas signé, à ce jour, le protocole facultatif.

Pour voir à la mise en œuvre de la Convention, la Conférence des États parties à la Convention relative aux droits des personnes handicapées réunit des centaines d’experts, de représentants d’États membres et de militants des droits des personnes handicapées. Cette année, la Conférence compte accorder une attention particulière au développement inclusif, aux technologies axées sur l’accessibilité et aux enfants handicapés.

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Source : http://www.ophq.gouv.qc.ca/documentation-et-publications/publications-de-loffice/express-o/volume-6-numero-18-3-decembre-2012/dossier-special/la-convention.html

Pour en apprendre davantage sur le sujet, consulter http://www.un.org/french/disabilities/index.asp.

*Cet article est une collaboration de Raymond Cyr.

 

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La langue des signes québécoise (LSQ) existe depuis quelques dizaines d’années… Qu’en est-il de la langue des signes française?

LSF : 300 ans pour cette langue de France à part entière

Publié le : 28/11/2012
Auteur(s) : Handicap.fr – E.Dal’Secco http://www.handicap.fr
Résumé : 300 ans pour la langue des signes française! À l’occasion de cet anniversaire, Emmanuelle Laborit, directrice de l’International Visual Theatre, a reçu les insignes d’officier dans l’ordre des Arts et des Lettres.

2012 célèbre le tricentenaire de la naissance du créateur de la langue des signes, l’Abbé de l’Épée (1712-1789). Le chemin vers l’acceptation fut long, nourri par des siècles d’aveuglement, dans une France longtemps rétive à la diversité. La situation a heureusement commencé à changer il y a une trentaine d’années, mais comment passer sous silence les errements de la période précédente? « Car la communauté nationale et même la République ont lourdement failli vis-à-vis des sourds, explique Aurélie Filippetti, ministre de la culture et de la communication. Il faut parler des suites du congrès de Milan qui, en 1880, fixa comme objet à l’enseignement des sourds l’accès à la parole vocale et bannit la langue des signes des établissements spécialisés. » Le ministère de l’intérieur, chargé à l’époque de ces établissements, s’empressa d’adopter et de généraliser les principes de l’oralisme exclusif, et tenta d’empêcher la transmission de la LSF, désormais interdite. Roland Barthes l’a dit : « Voler son langage à un homme au nom même du langage, tous les meurtres légaux commencent par-là. »

300 ans de combat

Et, pourtant, un siècle et demi plus tôt, un esprit hors du commun avait tenté d’arracher les consciences au préjugé. Charles-Michel de l’Épée avait su reconnaître dans la gestuelle spontanée des sourds un système de signes combinés à des fins d’expression et de communication : autrement dit une langue. Cet abbé va, dès lors, élaborer une méthode rationnelle d’enseignement qui s’appuie largement sur la pratique spontanée des sourds. La langue des signes devient objet et outil d’enseignement. Ce précurseur ne considère pas la surdité comme une anomalie qu’il faudrait corriger ou réparer mais comme une différence, une forme de l’altérité. Différence qui s’exprime par la LSF, comme d’autres différences s’expriment par d’autres langues. Le succès de cette révolution éthique et pédagogique révèlera le besoin abyssal auquel elle répondait.

Une des 75 langues de France

La LSF est, désormais, considérée comme une langue de France à part entière, aux côtés des 75 langues régionales ou non-territoriales qui contribuent à la pluralité linguistique de notre pays. Au point que la loi garantit (en principe!), pour tout élève concerné, la possibilité d’en recevoir un enseignement. Des émissions d’information en LSF ou doublées en LSF apparaissent à la télévision, et le sous-titrage s’y généralise, par obligation légale, au titre de l’accessibilité des sourds et malentendants aux programmes dont l’audience moyenne dépasse 2,5 % d’audience. Et de citer le magazine « L’œil et la main », diffusé en LSF sur France 5.

Une reconnaissance nationale

Elle est aussi un vecteur d’accès à la culture et un moyen d’expression artistique. À cet égard, Aurélie Filippetti, ministre de la culture et de la communication a tenu, aux côtés du président de la Fédération nationale des sourds de France, Philippe Boyer, à saluer le travail des nombreux acteurs impliqués dans la participation des sourds et malentendants à la vie culturelle. Au premier rang, Emmanuelle Laborit qui, à la tête de l’International Visual Theatre, anime une structure unique, à la fois lieu de création artistique et école de langue des signes. La Ministre a salué l’exemplarité de son engagement et l’efficacité de son action en lui remettant, le 27 novembre 2012, les insignes d’officier dans l’ordre des Arts et des Lettres.

Source : http://informations.handicap.fr/art-300-ans-lsf-laborit-811-5505.php

*Cet article est une collaboration de Raymond Cyr.

 

NOS MEILLEURS SOUHAITS D’ANNIVERSAIRE À…

alt Chantal Nadeau, née un 12 décembre
alt Marc Pilon, né un 13 décembre
alt Claude Fortier, né un 17 décembre
alt Richard Dion, né un 20 décembre
alt Henriette Germain, née un 21 décembre
alt Luc Vallée, né un 23 décembre

 

NOTE AUX LECTEURS ET LECTRICES

Étant en période de déménagement, je n’ai pas encore accès à mon ordinateur.

Je remercie Colette Jean de m’avoir fourni les dates d’anniversaire des membres qui ont vu le jour ce mois-ci!

C’est pour cette raison que le journal ne contient pas Les trouvailles de nos membres.

Claudia Beauregard