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Journal d'Handi-Capable

ACTUALITÉ/COMMUNAUTAIRE

Les membres du personnel de Handi-Capable sont partis à l’aventure pour le bien-être du jardin communautaire

-Mathilde Tremblay, juillet 2021-

Nicolas (le responsable des jardins de Handi-Capable), Sylvie (la présidente de Handi-Capable), Christian (le conjoint de Sylvie), Jean-François (le travailleur contractuel de Handi-Capable) et Raymond (le directeur de Handi-Capable) ont parcouru plus de 220 km pour aller à la rencontre du fabricant des futurs bacs de jardinage pour le jardin communautaire de l’organisme.

Il y a quelques semaines, l’équipe de Handi-Capable a roulé jusqu’à Sainte-Marie de Beauce pour aller voir Daniel Lavoie, l’artisan en charge de bâtir de nouveaux bacs de jardinage pour ajouter au jardin communautaire adapté aux personnes à mobilité réduite tenu à chaque été depuis plus de 5 ans par l’organisme. En arrivant là-bas, les membres du personnel ont été en mesure d’apercevoir ces bacs de bois qui seront, éventuellement, remplis de terre et de légumes. Le voyage avait également pour but de prendre conscience des réelles dimensions des caisses. Ainsi, l’équipe a pu établir un plan pour assurer le transport des bacs déjà construits et de ceux qui seront à assembler. Conclusion : vu la taille et le poids de ceux-ci, ça risque d’être une autre aventure.

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(Photo par Sylvie Leblanc, un des bacs de jardinage fabriqué par Daniel Lavoie)

Contourner un pont pour créer des ponts

Un pont barré a tenté de freiner le voyage entrepris par Nicolas, Sylvie, Christian, Jean-François et Raymond, mais cela n’a pas arrêté l’équipe qui a affronté un détour de dizaines de kilomètres pour finalement atteindre sa destination. Le directeur d’Handi-Capable explique que cette rencontre était importante pour créer des ponts entre l’organisme et l’artisan. Ce voyage permettait de démontrer qu’Handi-Capable a à cœur le projet de bacs de jardinages et donnait une chance aux différents partis de se rencontrer en personne. M. Raymond Cyr souligne la générosité de M. Daniel Lavoie envers l’organisme qui tient au fait de la culture d’entraide qui prédomine entre ces deux hommes des Premières Nations.

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(Photo par Sylvie Leblanc, Nicolas Girard rencontre chez Daniel Lavoie)

 

ACTUALITÉ, RÉFLEXION, RECETTE DE CUISINE, CONSEIL, CRÉATION : ON EST PRÊT

Le journal est à la disposition des membres de Handi-Capable. Si vous avez quoi que ce soit que vous aimeriez transmettre au journal, envoyer le tout par courriel à Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. .

 

ACTUALITÉ/SPORT

Début de la saison de baseball adapté à Sherbrooke

-Mathilde Tremblay, juillet 2021-

Le 13 juillet à 18h30 avait lieu le premier match de la saison de baseball adapté 2021

baseball
Au parc Victoria, enfants et adultes devaient se rassembler pour disputer un match amical de baseball. Depuis quelques années, grâce à Baseball Québec, les personnes ayant une limitation motrice ou cognitive ont accès à une ligue gratuite de baseball adapté dans la région de Sherbrooke. Celle-ci est accessible aux gens de tous les âges à partir de 4 ans.

Pour le plaisir seulement

Les parties organisées ne se déroulent pas dans un esprit compétitif. Au contraire, la ligue ce veut amicale. Il n’y a pas d’arbitre ni de retrait à la troisième prise. Geneviève Vallée, coordonnatrice du projet, explique, lors d’une entrevue pour Radio Canada, que les rencontres se constituent d’ateliers de pratique du sport et de petites parties. Elle ajoute que le but de la ligue est de permettre aux personnes ayant un handicap de faire du sport et des rencontres. À travers le baseball, les participants développent leur estime de soi et leur sentiment d’appartenance.

Bénévoles recherchés

Ce sont des bénévoles qui assurent le bon fonctionnement des parties. La ligue mentionne qu’elle a encore besoin de nouveaux bénévoles pour expliquer le sport aux joueurs et les encourager. Ceux-ci n’ont pas besoin d’être expérimentés dans le domaine du baseball. Toute personne voulant aider la ligue est la bienvenue explique Mme. Vallée.

Les inscriptions aux matchs sont toujours ouvertes. Pour s’inscrire, les intéressé.es doivent envoyer un courriel à la coordinatrice Geneviève Vallée au gvallee76hotmail.com.

 

RÉFLEXION

Revisiter le classique littéraire Sa Majesté des mouches pour revisiter notre perception de l’Humain

-Mathilde Tremblay, juillet 2021-

réflexion
L’Humain fondamentalement méchant

De nos jours, la majorité des gens croient que ceux qui les entourent sont plus méchants qu’eux et qu’il vaut mieux ne pas leur faire confiance. Du moins, c’est ce que révèlent plusieurs sondages menés, entre autres, par World Values Survey et Ask Your Market. Cette vision négative de l’autre ne date pas de bien longtemps. Le psychologue Adam Phillips explique que ce n’est qu’à partir de l’âge moderne que l’être humain a commencé à se considérer comme mauvais. « Pendant presque toute l’histoire de l’humanité, mentionne-t-il, les gens se sont perçus comme naturellement bons. » Ce n’est que tout récemment que nous avons commencé à qualifier notre espèce comme fondamentalement méchante et égoïste. Ask Your Market a décidé de sonder la population pour savoir ce qu’elle pensait du degré de gentillesse des autres. Il en est ressorti que seulement 16% des répondants pensent que les autres personnes autour d’eux sont très gentilles. Paradoxalement, 46% des personnes questionnées ont indiqué se considérer comme très gentilles.

Découverte sur Sa Majesté des mouches

Le roman Sa Majesté des mouches par William Golding est un classique de la littérature. Il raconte l’histoire de garçons qui se retrouvent coincés sur une île déserte. Laissés à eux-mêmes, ils laissent libre cours à leur nature cruelle et s’entretuent. L’œuvre est considérée comme un emblème de la littérature réaliste puisqu’elle illustre la vraie nature de ces enfants. Lorsqu’ils sont laissés seuls et doivent survivre, ils dévoilent leur visage d’êtres fondamentalement mauvais. C’est un roman qui s’accorde parfaitement avec la vision moderne de l’Humain.

Le journaliste Rutger Bregman, attristé par la vision négative portée par Sa Majesté des mouches, a récemment décidé d’entreprendre des recherches pour savoir si un cas d’enfants naufragés sur une île comme raconté dans l’histoire avait déjà eu lieu dans la réalité. Ses fouilles l’ont mené à ce qu’il appelle « la vraie histoire de Sa Majesté des mouches». En 1965, Six garçons se sont sauvés de leur pensionnat en bateau avant de s’échouer sur une île déserte et hostile. Pendant plus d’un an, ils se sont entraidés pour survivre avant d’être finalement secourus par un pêcheur. Ils n’ont pas profité de l’absence de lois sur l’île pour succomber à leur nature violente comme dans Sa Majesté des mouches. Ils en ont profité pour se serrer les coudes et prendre soin les uns des autres. Cette version de l’histoire renvoie plutôt à la perception positive de l’être humain qui était véhiculée dans le passé. La découverte de Rutger Bregman vient remettre en question le « réalisme » que l’on attribue généralement au livre de William Golding.

Les gentils de la pire espèce

Le courant de pensée selon lequel les gens seraient généralement mauvais rend, aujourd’hui, la gentillesse synonyme de naïveté à l’égard des autres ou d’égoïsme pour obtenir quelque chose en échange. Ainsi, les actes de bontés sont moins populaires et certaines personnes y renonce tout simplement. Selon le psychologue Adam Phillips, abandonner la gentillesse, c’est se priver d’un plaisir essentiel à notre bien-être. Parmi les bienfaits d’agir gentiment on retrouve la diminution des risques de dépression grâce à la sérotonine que cela produit. Agir avec bon cœur aide également à réduire le stress, la douleur et les tensions artérielles.

La découverte de de Rutger Bregman est un des éléments qui alimente la question : Est-il plus judicieux de croire qu’une vision négative de l’Humain est réaliste en se coupant des avantages de la gentillesse ou de décider de croire à « la vraie histoire de Sa Majesté des mouches» et au bien fondamental en risquant d’être blessé en accordant sa confiance aux autres?

 

ACTUALITÉ/CULTURE

L’œuvre-synthèse du projet À la rencontre du 6e sens sera présentée à Sherbrooke

-Mathilde Tremblay, juillet 2021-

Le Comité Arts et Culture Jacques-Cartier de Sherbrooke annonce l’exposition VitaCité II du 26 juin au 23 juillet dans son quartier général, la Maison bleue.

peinture
Les cinq centres culturels de l’arrondissment de Sherbrooke ainsi que la table de quartier d’Ascot en santé se sont unis pour réaliser un projet commun de médiation culturelle. Chacun d’entre eux a créé une œuvre sous le thème du 6e sens qui serait celui de l’intuition. Pour sa part, le Comité Arts et Culture Jacques-Cartier, qui est le centre culturel de Sherbrooke, a décidé d’exploiter la thématique du 6e sens en abordant le lien entre humains et nature. C’est à la suite d’une visite au Musée de la nature que les artistes ont trouvé l’inspiration pour leur création. Celle-ci se compose d’un ensemble de photographies prises dans le musée, de collage et de poésie inspirée de la relation des participants avec la thématique. Le résultat final porte le nom Humain & nature.

Médiation culturelle

Le projet VitaCité II s’inscrit dans le cadre des récents investiments de la ville de Sherbrooke depuis l’Entente de développement culturel entreprise dans la région. La création avait pour objectif de permettre aux personnes souvent tenues à l’écart des arts d’y avoir accès. Ainsi, pour la création de Humain & nature, ce sont les membres de la Maison de la famille de Sherbrooke et du Centre d’éducation populaire de l’Estrie qui ont été choisis pour réaliser l’œuvre. L’intervenante-médiatrice culturelle Marianne Roy a accompagné les aspirants artistes durant le processus de création dans l’optique d’utiliser ce projet pour leur redonner confiance en leurs capacités et leur permettre de tisser des liens pour échapper à l’isolment social.

Résultat final

L’ensemble des œuvres réalisées dans les six organismes culturels de la région de Sherbrooke ont été combinées dans une seule et même création par l’artiste professionnel Luc St-Jacques. Cette œuvre-synthèse sera présentée à la Maison bleue de Sherbrooke du 26 juin au 23 juillet. Le résultat final est une table à l’apparence instable formée de six hexagones qui tendent plus ou moins vers le cercle. Chaque hexogone est dédié à l’un des projets réalisés dans l’un des six centres culturels de la région. Luc St-Jacques explique qu’il a choisi d’en faire une table en symbolique de la rencontre et de la réunion des participants autour de ce projet.

 

Voici l'entrevue audio réalisée avec le chroniqueur Hugues Mailloux.

La vue, c'est Noël tous les jours

 

ACTUALITÉ/SANTÉ

Yoga assis, yoga debout, yoga guidé

-Mathilde Tremblay, juin 2021-

Le yoga est une discipline reconnue pour s’adapter aux besoins de ses élèves. De nos jours, la technologie et la créativité des professeurs ont engendré de nouvelles formes de yoga accessible à tous.

yoga
S’étirer pour être en santé

Les étirements et les flexions pratiqués en yoga s’avèrent bénéfiques à de nombreux niveaux pour la santé des pratiquants. Ils permettent, entre autres, d’améliorer la posture du corps, d’augmenter la flexibilité et de faire circuler le sang dans l’ensemble de l’organisme. De plus, le yoga a pour principe d’accorder le mouvement avec la respiration. Ce travail respiratoire soulage l’anxiété vécue au quotidien. Le Journal of Physiotherapy and Physical Rehabilitation a d’ailleurs révélé à ce sujet qu’une seule pratique de yoga permet de réduire de 40% le niveau d’anxiété d’une personne. Ainsi, cette discipline permettrait de réduire les risques de développer les maladies associées au stress.

Yoga assis

Le yoga n’est pas réservé uniquement aux personnes capables de se tenir en équilibre sur une jambe pour faire la populaire posture de l’arbre ou en mesure de marcher sur les mains. De nos jours, on compte plus de 100 styles de yoga qui permettent à une grande variété d’individus d’y trouver leur compte. Le « Chair Yoga » ou yoga sur chaise est l’une de ces formes et il s’adresse aux personnes voulant pratiquer le yoga en position assise. Il est l’œuvre de Lakshmi Voelker, une professeure de yoga qui voulait rendre les bénéfices de cette discipline accessibles aux personnes ayant une limitation physique. En 1982, elle a inventé Lakshmi Voelker Chair Yoga pour ses participants qui souffraient d’arthrite. Aujourd’hui, le yoga sur chaise est offert dans de nombreux centres de yoga dont certains à Magog et à Sherbrooke.

Des professeurs spécialisés

Sunrise Medical, l’un des plus grands fabricants de produits adaptés aux personnes ayant une incapacité, lance toutefois une mise en garde aux futurs amateurs de yoga en situation de handicap. L’entreprise rappelle qu’il est préférable d’apprendre à pratiquer ce sport sous la supervision d’un.e thérapeute ou d’un.e enseignant.e spécialisé.e. En effet, les certifications et spécialisations dans l’art du yoga sont variées. Il est donc important de bien choisir son professeur en fonction de ses besoins. La Fédération francophone de yoga est l’une des références prisées au Québec pour obtenir de l’information sur les qualifications des professeurs. Les enseignant.es y sont listés en fonction de leur spécialisation : yoga en fauteuil roulant, parkinson, sclérose en plaque, fibromyalgie, etc.

« Eyes-Free Yoga »

Les débutants dans la pratique du yoga apprennent généralement en grande partie grâce au mimétisme. Néanmoins, les personnes non-voyantes ne peuvent pas utiliser cette technique pour comprendre les poses et orienter leur corps dans l’espace. Ce sport représente donc un défi de taille pour elles. Kyle Rector, Cynthia Bennett et Julie Klentz du département d’ingénierie et des sciences informatiques de l’Université de Washington se sont donc données pour mission de simplifier la pratique du yoga pour les non-voyant.es. Elles ont développé le « Eyes-Free Yoga », une application de yoga guidé pour les gens ayant un trouble visuel. En s’associant aux capteurs de mouvements qui se retrouvent dans la Kinect conçue par Microsoft, le programme pensé par les trois femmes est en mesure de donner des recommandations vocales au « joueur » pour corriger sa posture. « Eyes-Free Yoga » est une sorte de coach virtuel capable d’aider le participant à atteindre les angles et les positions de membres nécessaires à bien réussir les postures précises que le yoga requière.

 

BLAGUES NULLES (À MÉMORISER QUAND MÊME)

  • J’ai dit à ma conjointe qu’elle dessinait ses sourcils trop hauts.

Elle m’a regardé l’air surpris.

  • La vitamine C, mais elle ne dit rien.
  • Bonjour ! Je souhaiterais une paire de lunettes, s’il vous plaît.

– Pour le soleil ?

– Non pour moi.

  • C’est un gars qui rentre dans un café et plouf!
 

ACTUALITÉ/CULTURE

Culture 2021 : Un concours d’écriture pour les Sherbrookois et Sherbrookoises

-Mathilde Tremblay, juin 2021-

concours
La ville de Sherbrooke se lie dans un partenariat avec le Salon du livre de l’Estrie, un organisme événementiel qui promeut la littérature, ainsi qu’avec l’Association des auteures et auteurs de l’Estrie et Druide Informatique pour offrir un concours d’écriture qui s’adresse aux auteur.es amateur.trices.

Les règlements

Les inscriptions au concours se divisent en deux catégories : le volet jeunesse et le volet adulte. Les personnes intéressées doivent soumettre un texte qui compte entre sept et dix pages sur le sujet de cette année qui est « Rêver au ours ». Les responsables du concours mentionnent que tous les genres littéraires sont acceptés. Les candidats ont jusqu’au 27 août 2021 pour envoyer leur œuvre. Par la suite, il est prévu que le nom de la personne gagnante soit dévoilé lors d’une cérémonie du Salon du livre de L’Estrie.

Une opportunité pour les auteurs méconnus de Sherbrooke

Le concours s’adresse uniquement aux écrivains et écrivaines non-publié.es puisqu’il vise à « souligner l’excellence et le talent d’auteurs amateurs de la communauté sherbrookoise, à encourager la relève littéraire de la région, à dynamiser le milieu culturel et à sensibiliser le public à la création locale. » Ainsi, toute personne intéressée par l’écriture et inspirée par le thème « Rêver au ours » peut tenter sa chance en s’inscrivant. Des prix allant de 750$ pour la première place à 300$ pour la deuxième et la troisième place seront distribués.

Le site www.aaaestrie.ca offre davantage de détails.

 

ACTUALITÉ/COMMUNAUTAIRE

De nouvelles initiatives pour faciliter la parentalité pour les personnes ayant un handicap

-Mathilde Tremblay, juin 2021-

parents
Manque de services pour l’handiparentalité

Les parents ayant une limitation représentent aujourd’hui 4,8% des familles québécoises selon ce que rapporte l’Université de Québec à Montréal. Ce pourcentage de la population a tendance à se retrouver oublié par les programmes d’aide offerts. En effet, il existe plusieurs services pour les enfants et les adultes ayant une incapacité, mais peu pour tout ce qui touche le rôle de parent lui-même. Lors d’une entrevue avec le journal La Presse, Marjorie Aunos, mère en fauteuil roulant à la suite d’un accident de voiture, mentionne ces « toutes des petites choses dont on ne s’aperçoit pas comme société, parce qu’on ne s’imagine pas que des personnes en situation de handicap puissent être parents ». Par exemple, les lieux publics où elle a l’habitude de se rendre avec son enfant comme les parcs, l’école, l’aréna et la piscine municipale ne sont, bien souvent, pas adaptés à son fauteuil roulant. Il faudrait des rampes d’accès et davantage de stationnements réservés aux personnes handicapées dans ces endroits pour permettre à tous les parents de pouvoir s’impliquer dans la vie de leurs jeunes.

Peut-on suivre l’exemple de la France?

Cette année, la France a décidé d’inclure, pour la toute première fois, la parentalité dans les compensations financières que les personnes vivant avec une limitation peuvent recevoir. Dans la PCH (Prestation de compensation du handicap), 900 euros par mois pour les trois premières années de vie d’un bébé sont prévus ainsi que 450 euros pour les quatre prochaines années de vie de l’enfant. De plus, les handiparents reçoivent un montant de 3 600 euros comme budget pour se procurer du matériel pédiatrique adapté. Au Québec, les frais pour ce matériel adapté sont souvent couverts par des programmes gouvernementaux. Toutefois, contrairement à la France, il n’y a pas de fonds monétaires réellement prévus pour l’handiparentalité.

Réseaux d’entraide

Pour se faciliter la tâche et obtenir de l’aide, les parents ayant une limitation s’organisent de plus en plus autour de réseaux sociaux où ils communiquent avec d’autres personnes vivant la même situation qu’eux. Au Québec, ce phénomène a donné lieu à quelques pages et groupes Facebook sur lesquels les gens partagent leurs expériences en tant que handiparents. Ces pages qui portent des noms tels que « Groupe de discussion – parents en situation de handicap (qc) » et « Aides Handicapées Québec » se décrivent comme des lieux d’échange pour les familles à mobilité réduite. Elles permettent aux personnes en situation de handicap, aux proches-aidants et même au public de trouver des réponses à leurs questions et de s’entraider pour vaincre les obstacles de la parentalité avec une incapacité.

Des parents dévoués

La parentalité à mobilité réduite est souvent synonyme de dévouement pour ses enfants. Les mères et les pères s’occupent avec le plus grand soin de leurs petits qui, parfois, composent eux aussi avec un handicap. Sylvie Leblanc, handiparent et membre de l’organisme Handi-Capable, explique les nombreux spécialistes auprès desquels elle est allée chercher du soutien pour son enfant. Ainsi, ergothérapeute, physiothérapeute et orthophoniste ont pu l’aider dans son développement. Elle mentionne qu’elle et son fils ont dû composer avec la perte de services scolaires lorsque son fils a été jugé légèrement trop fort pour l’école spécialisée. Ça a été difficile l’école, « mais il a enfin fini par y arriver », lance Mme Leblanc. De son côté, Raymond Cyr, également membre de Handi-Capable et père, est prêt à s’impliquer au maximum dans l’éducation de son enfant. Il est reconnaissant pour les services que l’école offre à son fils et souhaiterait même avoir du soutient direct à la maison ou après les classes pour savoir comment s’y prendre pour l’aider.

Les mères et les pères ayant un handicap font preuve de persévérance pour élever leurs enfants. Ils sont également d’un grand support lorsque le garçon ou la fille en question est elle/lui aussi atteint.e d’une limitation. À tous les futurs handiparents, Sylvie Leblanc lance en concluant de « ne jamais se décourager ». Ces enfants « font notre bonheur même avec leur différence ».

 

ACTUALITÉ/RÉFLEXION

Faire des rencontres amoureuses en 2021

-Mathilde Tremblay, juin 2021-

Un nouveau portrait de l’amour depuis le confinement

lettreamour
Bonnes et mauvaises rencontres en ligne

Depuis la pandémie, le nombre de demandes de séparations a augmenté au moins de moitié et les célibataires sont plus nombreux. En raison de la fermeture des lieux de rassemblements, plusieurs personnes se sont donc tournées vers les applications et sites de rencontre pour rechercher l’amour. Tinder, l’application la plus populaire dans ce genre, compte maintenant plus de 60 millions d’utilisateurs selon les statistiques de DMR- Business Statistics. De son côté, Bumble a rapporté au journal CNBC avoir vu le nombre de messages envoyés sur sa platform augmenter de 26% depuis mars 2020.

Internet permet d’être en contact avec des gens différents de soi. Sur les sites de rencontres, les personnes vivant diverses réalités se côtoient et peuvent discuter derrière leur écran. C’est une opportunité pour les personnes à mobilité réduite d’entrer en contact avec d’autres gens sans avoir à se déplacer. La récente hausse de popularité que le domaine des rencontres en ligne a subi au cours des derniers mois risque donc d’offrir davantage d’opportunités de trouver l’amour aux personnes pour qui il est difficile de le faire en personne.

Toutefois, les rencontres en ligne ne sont pas toujours source d’expériences positives comme le rapportent certains membres de l’organisme Handi-Capable. Diane Gagné explique la difficulté de trouver des sites de rencontre pour personne à mobilité réduite desservant les régions éloignées de Montréal et des grands centres. Il y a deux ans, elle avait décidé de s’inscrire auprès d’une agence de rencontre pour les gens vivant avec un handicap. L’agence l’a alors informée qu’elle n’offrait pas de service pour la ville de Sherbrooke même si Diane Gagné avait payé les frais d’inscription et que des régions à proximité comme Drummonville étaient, elles, couvertes.

De son côté, Raymond Cyr, directeur de Handi-Capable, mentionne qu’il est dur de bien connaître une personne rencontrée en ligne sans la supervision d’une de ces agences de rencontre. En effet, sans responsable pour vérifier qui sont réellement les utilisateurs de l’application, il est difficile de connaitre les intentions des gens derrière l’écran et leur réelle histoire de vie. Face à ce problème, Mme Gagné a même songé à démarrer son propre site : « J'ai pensé à faire un site de rencontre pour personne à mobilité réduite, car sur les sites pour personnes dites normales, ce n’est pas faciles de faire des belles rencontres. » « Avec notre handicap ce n'est pas facile de rencontrer de nos jours. Nous sommes des êtres humains et avons besoin d’un autre être humain dans notre vie et besoin de l’amour aussi. Je me demande si c'est possible de faire des rencontres virtuelles vue la situation en ce moment pour fuir cette solitude qui n'est pas facile de vivre tous les jours », lance Diane Gagné en concluant.

La sincérité comme objectif

Le confinement entrainé par la Covid-19 a forcé les gens à restreindre leurs interactions sociales. Pour plusieurs, cela a été l’opportunité de passer plus de temps seul et d’acquérir une meilleure connaissance de soi. Ainsi, une partie de la population est plus au courant de ce qu’elle souhaite réellement d’une relation amoureuse. Le site de rencontre Bumble a d’ailleurs réalisé un sondage à ce sujet. Celui-ci a révélé que 38% des interrogés se sentaient plus en confiance de dire ce qui leur convenait et ce qui ne leur convenait pas de leur vie amoureuse depuis le confinement. Cette nouvelle tendance de dans le monde du « dating » s’est d’ailleurs vu attribué un nom vu sa popularité grandissante. On appelle maintenant « hardballing » le fait de savoir exactement ce que l’on souhaite d’une relation et de vouloir être totalement sincère dans l’affirmation de soi.

Bref, le hardballing et les rencontres en ligne sont en vedette en 2021. Reste à savoir si ces tendances permettront à une plus grande diversité de personnes de trouver l’amour.

 
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