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Journal d'Handi-Capable

ACTUALITÉ/LITTÉRATURE

La représentation du handicap dans la littérature jeunesse : vers de nouveaux horizons

-Mathilde Tremblay, janvier 2022-

Stéréotypes

De la longue histoire de la littérature et des médias, le Centre canadien d’éducation aux médias et de littératie numérique retire une image stéréotypée des personnages à qui un handicap est attribué. Il semblerait que peu importe son nom et son type de handicap, le personnage n’a très souvent pas la chance d’avoir des caractéristiques autre que son handicap et qui lui seraient propre.

Le centre d’éducation relève d’ailleurs les trois types de représentation du handicap les plus courant. Allons à leur rencontre :

victime
#1 La victime… Souvent à la suite d’un accident, la victime doit vivre avec un handicap. Elle ne devient alors plus que l’ombre d’elle-même et n’est maintenant rien d’autre que son handicap. Ses proches ne la reconnaissent plus. Elle occupe dans l’histoire le rôle de l’être qui, autrefois « complet », est maintenant une occasion pour le lecteur d’exercer son empathie.

hero
#2 Le héros… Noble combattant, il se donne pour mission de surmonter son handicap. Ce ne sera pas facile et son chemin sera semé d’embuches, mais il parviendra à atteindre son but. Bien qu’il puisse sembler être une figure positive, le Centre canadien d’éducation aux médias et de littératie numérique met en garde contre deux messages transmis par ce personnage. D’abord, « on présente le handicap comme un défi que le personnage doit surmonter afin d’être ‘’normal’’ ». Ensuite, cela renforce « la notion selon laquelle les handicaps peuvent être surmontés à la condition que la personne le ‘’veuille vraiment’’ ».

méchant#3 Le méchant… Sournois personnage ayant un handicap. Souvent à la tête des vilains. Il porte un gant noir pour cacher l’absence de sa main. Ou alors, le personnage souffre d’une maladie mentale qui le pousse à commettre des actes mauvais.

Nouveaux horizons

Un vent de changement souffle peut-être dans la littérature jeunesse. Du moins, c’est ce qui ressort du récent colloque international sur les représentations du handicap en littérature de jeunesse et sur les scènes contemporaines. De nouveaux livres pour enfants cessent de présenter le non-handicap comme la norme. Certains déstabilisent le lecteur en l’immergeant dans l’univers d’un personnage qui appréhende le monde différemment. D’autres rendent flou la notion de qui a un handicap puisque, après tout, chaque personnage est particulier.

Bref pour en juger par vous-mêmes, plongez dans les aventures d’un petit géant aveugle qui cherche à savoir de quelle couleur est le vent dans le livre tactile de Anne Herbauts ou partez dans les champs de colza rejoindre une famille surprenante illustrée dans l’œuvre, « Colza », de Karin Serres

 

ACTUALITÉ/COMMUNAUTAIRE

Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse porte en appel le jugement de la Cour sur la discrimination systémique dont sont victimes les habitants ayant un handicap intellectuel

-Mathilde Tremblay, Janvier 2022-

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(L’institution Quest est l’un des controversés centres de réhabilitation pour personne ayant un handicap intellectuel encore actif à ce jour en Nouvelle-Écosse, photo : Mathilde Tremblay)

Surprise aux tribunaux

Après que le gouvernement de la Nouvelle-Écosse ait été reconnu coupable de discrimination systémique envers les Néo-Écossais.es ayant une limitation intellectuelle, il annonce en début d’année qu’il portera ce jugement en appel.

Le système à la tête de la province maritime avait été amené en Cour par trois citoyen.nes ayant un handicap ou étant proche parent d’une personne dans cette situation. Les trois plaignants accusaient les politiques gouvernementales d’empêcher le développement et le bien-être des habitants des habitants vivant avec une limitation.

La vie pas du tout rose des citoyens ayant une limitation

Pour la plupart des Néo-Écossais.es, naitre avec un handicap intellectuel signifie être envoyé dans une institution. Ces établissements appelées « centres de réhabilitation régionaux » et « centres de résidences pour adultes » teintent les paysages de la Nouvelle-Écosse. À ce jour, ce sont encore huit CRR et CRA qui sont opérationnels dans cette provine alors que le reste du Canada a quasiment fermé l’ensemble de ces centres.

Les personnes ayant une limitation y sont envoyées parce que leur entourage n’est pas en mesure de leur fournir les soins nécessaires et ne reçoit aucune ou sinon très peu d’aide de la part du gouvernement. L’institutionnalisation devient donc la seule avenue possible pour ces gens.

Pour beaucoup de citoyens, en refusant d’offrir des alternatives pour permettre aux personnes ayant un handicap intellectuel de rester chez elles, le gouvernement leur retire leur droit à l’implication communautaire et à être perçues comme des êtres à part entière. C’est sans compter les témoignages de nombreux « patients » des centres qui décrivent ces endroits comme des prisons où l’ennui règne. Des cas de violences physiques et psychologiques entre les murs de ces bâtiments sont également rapportés.

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(L’institut Quest est entièrement clôturé, certains le compare à une prison, Photo : Mathilde Tremblay)

Un mouvement citoyen pour l’intégration

Depuis l’entrée du cas aux tribunaux, des mouvements pour le bien-être des Néo-Écossais.es ayant un handicap intellectuel ont pris de l’ampleur. Le citoyen Brad Rivers a décidé de donner une voix aux personnes ayant vécu dans l’une des institutions de la province.

En partenariat avec People First Nova Scotia, un organisme de lutte pour les droits des personnes ayant un handicap dans la région, il a lancé le projet du « Freedom Tour Nova Scotia ». Un film produit par des habitants de la Nouvelle-Écosse ayant une limitation et qui présente les histoires d’anciens patients d’instituts et de leur famille.

Rivers mentionne à Radio Canada qu’il espère que le documentaire permettra de transmettre un message d’intégration tout en sensibilisant le public à la problématique vécue à l’heure actuelle par de nombreux habitants de la province.

Voici le lien vers le documentaire « Freedom Tour Nova Scotia » : https://www.disabilityrightscoalitionns.ca/freedom-tour-of-nova-scotia/

 

ACTUALITÉ/ÉDUCATION

Un petit moment pour reconnaître l’apprentissage inspiré de la terre et les connaissances autochtones

-Mathilde Tremblay, Janvier 2022-

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*Je n’appartiens pas à une communauté autochtone et ne parle donc pas en leur nom. J’apporte ici simplement ma réflexion personnelle.

À travers la lecture de textes sur la culture et l’éducation écrits par des auteur.es autochtones habitant au Canada tel que Leanne Betasamosake Simpson ainsi qu’ailleurs dans le monde, la présence des mots Aki, Aloha ‘Aina, etc. ne peut être ignorée. Le terme Aki est utilisé dans la communauté Ojibwe alors que Aloha ‘Aina appartient aux premiers habitants de Hawaii. Ces mots font référence à la terre.

En termes d’apprentissage et de connaissances autochtones, la terre est capitale. Elle est la source même de ces apprentissages. C’est par l’interrelation entre la nature et l’apprenant que les savoirs peuvent être acquis explique Leanne Betasamosake Simpson.

Les territoires non cédés

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Pourtant, les terres sont dans les premières choses à avoir été retirées aux communautés. C’est pourquoi on entend maintenant parler au quotidien des territoires non cédés. Alors que plusieurs auteur.es comme Simpson expliquent durant des pages entières l’importance l’apprentissage inspiré de la terre, la notion de territoire non cédé prend encore plus d’importance et le besoin d’actions concrètes se fait sentir.

Nos voisins du Vermont

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Depuis peu, des étudiants universitaires du Vermont ont mis en place un projet pour redonner aux membres de la nation Abénakis de la région la chance d’accéder à davantage de territoire forestier. Ils ont nommé le projet Abenaki Cultural Use Land Access Project. En s’inscrivant au projet, un.e propriétaire de terrain boisé donne la permission d’accès à ses terres aux personnes de la nation. Le territoire accessible permet aux abénakis de préserver leur culture et de contribuer à la santé de la forêt par leurs pratiques environnementales.

Les étudiants du projet disent espérer créer des connections et une conversation à travers les permissions d’accès à la terre.

Les détails de leur projet son disponible ici https://familyforests.org/mutually-beneficial-relationship-in-action-vffs-abenaki-cultural-use-land-access-project/

 

ACTUALITÉ/CUISINE

J’ai quatre nouvelles options de café latté : laquelle vous voulez?

-Mathilde Tremblay, janvier 2022-

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Beaucoup de temps s’est écoulé depuis le jour où quelqu’un a pensé mettre du lait dans son café de la journée. Aujourd’hui, les variantes du café latté se comptent par dizaines. En voici quatre qui ont fait particulièrement sentir leur présence ces dernières années.

Latté lait d’avoine

La popularité de la boisson à l’avoine, couramment appelée lait d’avoine, a explosé en 2021. Geneviève Bolduc, directrice marketing, rapportait au magazine Pivot une croissance de la demande de 350% pour la boisson à l’avoine Silk. La boisson à base d’eau et de flocons d’avoine est souvent la plus utilisée dans les chaînes de cafés. Elle remplace le lait de vache, est appréciée pour son côté écologique et fait une jolie mousse qui trône à la surface du café latté.

Latté réinventé

Si vous n’aimez pas le goût du café seul, mais ne souhaitez pas mettre de lait dans votre tasse, ce « latté » pourrait être pour vous. Sortez dattes, vanille et beurre de noix du garde-manger. Ajoutez-les au mélangeur avec votre café et vous obtenez un café crémeux et naturellement sucré. L’idée vient de la cheffe Caroline Huard alias Loounie.

Bulletproof

Le café bulletproof est lui aussi à l’avant-scène depuis la hausse de l’intérêt pour l’alimentation cétogène (faible en glucide, haute en gras). Pour faire un bulletproof, il faut mélanger le café à de l’huile ou du beurre. Le mélange surprenant est à prendre ou à laisser. Les adeptes de ce café l’utilisent pour avoir de l’énergie sur une plus longue période grâce aux lipides contenues dans la boisson. Le liquide aurait aussi, apparemment, le pouvoir de chasser les brumes matinales de l’esprit.

Latté doré

Pour avoir la chance de boire un latté avant de se coucher sans souffrir des effets de la caféine, le latté doré est un allié de taille. Les grains de café sont remplacés par les épices curcuma, cannelle et gingembre. Les défenseurs de cette boisson ventent ses propriétés anti-inflammatoire et antioxydantes grâce au curcuma. C’est d’ailleurs cette épice qui donne la couleur d’or au latté doré.

 

ACTUALITÉ/OPINION

Une petite liste d’actions axées vers le dialogue interculturel pour 2022

-Mathilde Tremblay, janvier 2022-

Si la tendance première après deux années de pandémies peut être de se refermer sur soi, 2022 pourrait bien être un moment pour lutter contre cette crainte de l’autre. Ce pourrait être une année pour se tourner vers l’autre qui n’est en fait peut-être pas tant « autre » mais plutôt une extension de soi.

Pour les intéressés, voici une liste de quelques événements à venir en cette année 2022 qui concernent la diversité culturelle.

Protéger et valoriser les langues autochtones

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2022 sonne le début de la Décennie internationale des langues autochtones portée par les Nations Unies. Au cours de cette décennie (soit de 2022 à 2030), les Nations Unies invitent l’ensemble des pays du monde à mettre en place des mesures pour préserver, revitaliser et promouvoir les langues autochtones sur leur territoire.

Plus précisément, quelques-uns des objectifs donnés sont de garantir un statut juridique aux langues autochtones, de favoriser un enseignement soucieux de la diversité linguistiques et, finalement, de reconnaître les liens entre les langues et les savoirs autochtones dans la participation à une gestion durable de l’environnement. Le dernier permettant de justifier la préservation et la valorisation des pratiques traditionnelles autochtones comme les pêcheries artisanales, l’agriculture nomade et la chasse.

Le Gouvernement du Canada entame cette décennie en annonçant la mise sur pied du Bureau du commissaire aux langues autochtones. À la tête de ce bureau, se trouvera Ronald E. Ignace, membre de la Nation Secwepemc et élu par des représentants des Premières Nations, des Inuits et des Métis.

Le café comme prétexte

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Réduire les préjugés et briser les barrières linguistiques, ça peut s’entreprendre autour d’un café. L’Estrie regroupe quelques cafés qui ont justement cette vocation au cœur de leur politique d’entreprise.

À Sherbrooke, l’organisme Actions interculturelles a démarré le Café diversité. Le projet permet à des gens de tous âges et toutes origines de discuter en buvant un café. Il est même possible de se joindre au Café diversité en ligne pour les personnes qui ne sont pas en mesure de se déplacer.

Nos voisins Montréalais ont, quant à eux, le seul et unique Café de la Maison ronde. Un café autochtone et une perle rare dans la région. On y sert des tisanes à base d’herbes, de feuilles ou d’épines provenant des forêts de la région ainsi que le traditionnel pain bannique dont les origines reviennent aux premiers habitants de l’Amérique du Nord. Les plats sont cuisinés et servis par des membres de la communauté autochtone de Montréal.

La Caravane Ciné-Diversité à Sherbrooke

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Méconnue de plusieurs, mais bien présente à Sherbrooke, la Caravane Ciné-Diversité utilise le cinéma pour mettre en lumière des thèmes en lien avec la diversité culturelle. Les projections ont lieux une fois par mois et sont suivies d’une discussion portant sur le film.

«Nous souhaitons permettre à la population sherbrookoise de visionner des œuvres des 4 coins du monde, mais, surtout, de créer des ponts entre les différentes cultures qui font la richesse de notre communauté », mentionne l’organisme. Il s’agit simplement de s’assurer de réserver sa place avant la projection.

Et Handi-Capable dans tout ça?

Les membres de l’organisme Handi-Capable proviennent d’une multitude de communautés culturelles. En cet honneur, il se donne pour mission de favoriser la communication interculturelle en présentant un volet multiculturel sur son site Web. Cette section est en constant développement. Elle présente les pays d’origine des certain.es sherbrookois.es. Recette typique, pièces musicales, vêtements traditionnels, médias et carte du pays y sont inclus. Toute personne désireuse d’ajouter des informations ou d’apporter des corrections à la page pour contribuer à l’œuvre collective peut le faire en écrivant à Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. .

Joyeuse année 2022 xx

 

ACTUALITÉ/LÉGISLATIF

Trois nouvelles normes d’accessibilité en vigueur au Canada

-Mathilde Tremblay, décembre 2021-

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Novembre 2021, les organisations Normes d’accessibilité Canada et Groupe CSA se réunissaient pour créer des nouvelles normes d’accessibilité pour le Canada qui seront appliquées par gouvernement fédéral.

Trois nouveau-nés

C’est dans l’objectif de favoriser un Canada accessible que les deux comités gouvernementaux se sont rencontrés en novembre dernier. De leur discussion sont nés trois nouvelles normes de leur nom technique : ASC/CSA B651.2, ASC/CSA B651 et SC/CSA B652.

ASC/CSA B651.2 et les guichets bancaires

De manière concrète, la première norme, ASC/CSA B651.2, oblige la « conception accessible des guichets automatiques bancaires et des dispositifs interactifs libre-service ». Cela inclus de rendre accessible les lieux où se trouvent les guichets automatiques ainsi que les guichets eux-mêmes.

ASC/CSA B651 et les bâtiments

La deuxième norme vise la « conception accessible pour l’environnement bâti ». Elle s’adresse entre autres au Code du bâtiment et oblige la construction d’établissements adaptés. Elle est en fait un rafraîchissement des normes en matière de construction des salles de bain et des sorties d’urgence par exemple.

SC/CSA B652 et les maisons

Cette dernière norme a pour but l’élaboration d’un modèle de maison « abordable, adaptable et accessible ». Elle fournit les paramètres respectables en matière de conception, construction et rénovation d’une maison adaptée.

Ces nouvelles normes serviront, espérons-le, à protéger et à faire progresser les droits des personnes ayant un handicap.

Les détails sont disponibles à accessibilite.canada.ca

 

ACTUALITÉ/CULTURE

Prolongement du concours Chansons sans frontières pour le mois de janvier

-Mathilde Tremblay, janvier 2022-

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Alors que le concours d’écriture de chansons, Chansons sans frontières, devait se terminer avant le début de la nouvelle année, les personnes intéressées auront finalement l’opportunité d’y participer jusqu’au 30 janvier 2022.

La langue française sans frontières

Le concours Chansons sans frontières est organisé en partie par l’Organisation Internationale de la Francophonie. Il a pour but l’utilisation de la langue française, qu’elle soit la langue première des participants ou non, comme moyen d’expression au-delà des frontières. C’est pourquoi, n’importe qui à travers le globe peut écrire un texte de chanson en français et le soumettre en ligne sur le site du concours.

Cette année, le thème est : « Un monde inattendu ». Pour Chansons sans frontières, un monde inattendu est un monde différent, nouveau et représente une infinitude de possibilités de sujets. « L’inattendu peut surgir au creux d’une main, au détour de la rue, dans son regard, dans la cour de l’école ou au bout du chemin de terre… Écrivez votre monde ! », lance l’organisation du concours.

Toujours dans l’objectif de partager la langue française à travers le monde, il est proposé aux candidats d’inclure dans leur texte des mots tirés d’une liste de 10 expressions francophones typiques de différents pays qui expriment l’inattendu : tintamarre (Québec), divulgâcher (Québec), décalé (Belgique), ébaubi (Belgique), pince-moi (Suisse), époustouflant (Suisse), saperlipopette (France), médusé (France), kaï (Tchad) et farcer (RDC, Mauritanie, Sénégal).

Séjour en France ou argent?

Une fois le concours fermé, les gagnants seront annoncés en ligne vu la pandémie actuelle. Les prix à gagner varient entre 100 euros et 500 euros. Quant aux personnes qui décident de participer même si le français n’est pas leur langue maternelle, elles courent également la chance de gagner un séjour pour deux personnes en France.

 

ACTUALITÉ/INTERNATIONAL

L’association Handicap International se lance dans l’aide aux victimes du typhon Rai aux Philippines

-Mathilde Tremblay, janvier 2022-

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Du 16 au 18 décembre dernier, le typhon Rai a tempêté sur les îles des Philippines.

Assistance pour le pays aux mille îles

C’est dans ce contexte qu’à partir du 26 décembre, Handicap International a entrepris de se déplacer pour aller à la rencontre des victimes et leur apporter de l’aide. Pour l’instant, ce sont une centaine de produits d’hygiène de base et de bâches servant d’abris temporaires qui ont été distribués.

L’association Handicap International œuvre dans le support aux personnes blessées ou ayant un handicap à travers le globe. Elle opérait déjà aux Philippines pour fabriquer des prothèses et autres appareillages sur mesure pour les habitants de l’archipel.

Tout le monde sur le pont

Pour Handicap International, le cas des Philippines en est un particulièrement ardu. Le pays est en fait un archipel composé de plus de 7 000 îles dont certaines sont accessibles seulement par bateau. À circonstance exceptionnelle, mesures exceptionnelles : l’association a bâti un bateau-atelier duquel elle est en mesure d’accueillir les habitants des îles dans le besoin et de leur fabriquer l’appareillage qu’ils souhaitent.

Ce sont des membres artificiels et des chaises roulantes que l’équipage du Hilwai est en mesure de créer à même le navire. Son nom, Hilwai, lui vient d’un des dialectes des îles des Philippines. Il signifie « liberté de mouvement » en Ilocano.

 

ACTUALITÉ/COMMUNAUTAIRE

2022, ouverture de la première école alternative publique à Magog

-Mathilde Tremblay, janvier 2022-

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À la prochaine rentrée scolaire de septembre, l’école alternative publique Memphrémagog (ÉPAM) ouvrira ses portes à ses tous premiers étudiants.

L’initiative de parents de la communauté des Cantons-de-l’Est

Depuis quelques années, un engouement pour les écoles alternatives se fait sentir. Les demandes pour ce service d’éducation sont en hausse et des parents de la région de Magog ont senti le besoin de mettre sur pied une école alternative pour leurs enfants.

Ce type d’établissement permet à ses étudiants d’atteindre les standards fixés par le système d’éducation, mais à l’aide de méthodes d’enseignement alternatives (comme son nom l’indique). « Nous sommes un groupe de parents des Cantons-de-l'Est et nous travaillons présentement de concert avec le Centre de service des Sommets à la création d’une école publique alternative à Magog. Celle-ci ouvrira en septembre 2022! », peut-on lire sur la page Facebook de L’ÉPAM.

C’est l’ancien pavillon de la Relance, rue Sherbrooke, Magog qui a été sélectionné par le groupe de parents bénévoles pour abriter la nouvelle école.

Lignes directrices de L’ÉPAM

S’il existait déjà les écoles Montessori à Magog comme figures d’écoles alternatives, l’ÉPAM sera la toute première école publique de ce genre dans la région. Dans leur ébauche des lignes directrices du programme de l’école, les organisateurs parlent d’une école primaire ouverte à tous les cycles. On y mentionne également l’organisation scolaire des écoles finlandaises et la pédagogie de Freinet desquelles L’ÉPAM entend s’inspirer.

L’accent sera mis sur l’adaptation aux rythmes et aux styles d’apprentissages de l’enfant. L’école ne vise pas seulement la réussite scolaire de ses élèves, mais aussi l’ensemble de leur développement en tant qu’individus. Les passions des étudiants, l’apprentissage de la diversité et le contact avec la nature sont au cœur du programme.

 

ACTUALITÉ/INTERNATIONAL

Les 3 (et plus) côtés de la médaille de la crise des migrants en Biélorussie

-Mathilde Tremblay, décembre 2021-

Où en est la crise des migrants?

Les habitants du Moyen-Orient sont nombreux à migrer vers l’Union européenne pour fuir un régime fondamentaliste qui réduit les droits humains en appliquant de manière stricte une interprétation violente de textes religieux. L’année 2021 marque pour eux la découverte d’un nouveau passage pour entrer en Occident qui se révèle être en fait un piège géopolitique.

La porte d’entrée en question se trouve aux frontières de la Biélorussie et de la Pologne. La Pologne est membre de l’Union européenne alors que la Biélorussie ne l’est pas. En tentant de traverser en Pologne par la Biélorussie, les migrants se trouvent pris entre deux idéologies opposées et sont utilisés comme arme politique par les deux pays. À l’heure actuelle, les médias des deux côtés de la frontière dépeignent un portrait bien différent de la crise des migrants qui permet de percevoir leur vision du monde.

Ce qu’en disent les journaux polonais

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Gazeta Wyborcza
est l’un des journaux les plus lu en Pologne. À travers sa couverture de la crise des migrants, on peut y lire la crainte de l’Union européenne que le président de la Biélorussie, Alexandre Loukachenko, est orchestré l’arrivé de masse de réfugiés voulant traverser en Pologne. Depuis que l’UE impose des sanctions à la Biélorussie pour avoir prétendument truqué ses dernières élections, elle craint que le régime de Loukachenko tente de se venger. Gazeta Wyborcza dépeint donc la crise des migrants comme un complot du président.

« Il ne fait aucun doute que de petits groupes de migrants continueront à venir en Biélorussie pour entrer dans l'UE (c'est notre nouvelle norme) tant que Loukachenka restera au pouvoir », peut-on lire dans le journal.

Ce qu’en disent les journaux biélorusses

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De son côté, Zviazda est le journal Biélorusse de l’État. Il décrit la crise des migrants d’une toute autre manière. Dans ses articles, les Biélorusses sont loin d’être la cause des événements et c’est plutôt l’UE qui est fautif. La crise est utilisée pour illustrer les conséquences des interventions destructrices de l’Occident en Orient qui causent des guerres et force les habitants à migrer.

« Dans ma profonde conviction, la racine du problème réside dans la politique agressive de l'Occident en tant qu'entité géopolitique, qu'il poursuit et continue de poursuivre depuis des décennies, voire des siècles. C'est la politique du colonialisme et du néocolonialisme moderne. Qui sous prétexte de droits de l'homme, de démocratie et d'autres slogans décents, prennent le contrôle des pays entiers ou les détruisent afin de piller ou de se venger de politiques indésirables pour l'Occident », peut-on lire dans la manchette de Zviazda.

Ce qu’en disent les journaux indépendants

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Les journaux indépendants comme Nacha Niva (journal indépendant de la Biélorussie) optent pour une approche plus nuancée. Ils présentent la crise des migrants comme ayant des causes multiples dans lesquelles ni l’Union européenne ni la Biélorussie ne sont nécessairement impliqués. Nommons entres autre les changements climatiques et la révolution des communications incitant les gens à migrer pour accéder à un nouveau mode de vie.

 

ACTUALITÉ/SOCIALE

Une étude à grande échelle est menée en Allemagne sur l’impact d’un revenu universel

-Mathilde Tremblay, décembre 2021-

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L’Allemagne expérimente un revenu mensuel de base de 1.200 euros pour 122 citoyens pigés au hasard.

Une expérimentation d’intérêt mondial

La récente pandémie mondiale liée au virus de la Covid-19 a mis en péril la santé financière de nombreux citoyen.nes. C’est dans cette optique que l’Organisation de nations unies a publié un rapport valorisant la création d’un revenu universel de base dans l’ensemble des pays.

Ce revenu minimal serait inconditionnellement donné à tous les citoyens et jouerait le rôle de coussin de sécurité financier pour assurer à tous une condition de vie respectable. Pour réfuter l’argument selon lequel un revenu universel couterait trop cher au gouvernement, le rapport de l’ONU souligne : « L'argent investi pour faire en sorte que les gens disposent d'une sorte de filet de sécurité est beaucoup moins cher que les énormes investissements qui sont maintenant nécessaires pour payer les subventions aux combustibles fossiles ».

Néanmoins, le revenu universel de base n’en n’est qu’au stade de l’idée et aucune expérimentation scientifique n’a encore été en mesure d’élaborer les impacts réels d’un tel financement. C’est pourquoi, depuis le début de l’année 2021, l’Allemagne s’est lancée dans une expérimentation à grande échelle de ce fameux revenu universel en quête de données scientifiques.

Et si l’argent poussait, pour une fois, dans les arbres

Donc, ce sont 122 allemand.es tiré.es au hasard qui reçoivent, depuis maintenant 1 an, l’équivalent de 1 740$ canadiens en euro à tous les mois. L’expérience se déroule sur une durée de trois ans. Au cours de cette période, les « cobayes » sont libres d’utiliser l’argent comme ils le souhaitent et de continuer ou non de travailler pour vivre avec davantage que le revenu minimal.

C’est le sociologue Steven Strehl qui a la charge du projet. Pour lui, ces trois années d’expérimentation dans le quotidien de réels citoyens permettront de voir l’impact de l’implantation d’un revenu de base universel sur le milieu du travail, les habitudes de consommations, le bien-être et les possibilités d’épanouissement personnel d’une population. « Il faut faire une étude à grande échelle en Allemagne, pour apporter des preuves scientifiques et affirmer qu’un revenu minimum universel pourrait avoir des effets positifs sur la population », rapporte-t-il à France Info.

Alors que l’expérience ne fait que commencer, certains participants sélectionnés pour recevoir les 1 740$ se confient déjà sur les changements que cela a apporté à leur vie. Meilleur sommeil, dons à des associations, voyages et reprises d’études sont au menu. Ce qui étonne : les participants continuent de contribuer à la collectivité. « Contrairement à ce qu'on pourrait penser, les participants n'abandonnent pas leur métier du jour au lendemain. Ils ne cessent pas de travailler, mais cet argent permet à certains de revoir leur choix et, parfois de se réorienter », explique le sociologue à France Info.

Les deux prochaines années seront décisives pour l’expérimentation. Les conclusions et résultats de l’étude seront remis en 2024.

 
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