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Journal d'Handi-Capable

ACTUALITÉ/CUISINE

Cuire ou ne pas cuire son gruau

-Mathilde Tremblay, octobre 2021-

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Vieil acolyte du matin

Le gruau est parmi nous depuis plus de 12 000 ans. Typiquement fait d’avoine cuite dans de l’eau ou du lait, ce déjeuner est pratiquement aussi vieux que la sédentarisation des peuples nomades. Depuis les cinq dernières années, la tendance du « overnight oat » ou gruau du lendemain est venue chambouler et remettre en question cette tradition.

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Qu’est-ce que l’overnight oat?

L’overnight oat ou gruau du lendemain défi la cuisson en ne nécessitant qu’un trempage dans l’eau, le lait ou le yogourt pendant une durée d’environ cinq heures. Les adeptes le préparent donc avant d’aller au lit et le laissent reposer la nuit entière pour avoir un déjeuner déjà prêt en se réveillant le matin. Parmi les avantages de ce plat souvent mentionnés, l’on retrouve sa haute quantité de fibre et minéraux puisque que, contrairement au bol de gruau cuit qui utilise l’avoine rapide, le overnight oat se prépare avec de l’avoine régulière moins transformée. Il également soulevé que l’absence de cuisson pour ce déjeuner permet de conserver d’avantage la valeur nutritive de ses ingrédients.

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Bref, pour ceux qui veulent le réconfort d’un déjeuner chaud avec des années d’histoire, le bol de gruau classique est là pour vous. Les autres qui seraient tentés par un vent de changement sont attendus par le gruau du lendemain et ses avantages nutritionnels.

 

ACTUALITÉ/CULTUREL

Le Festival du nouveau cinéma de Montréal est en cours et est accessible en ligne cette année

-Mathilde Tremblay, octobre 2021-

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Les amateur.trice.s de longs et de courts métrages peuvent maintenant regarder les nouveautés cinématographiques compétitionner dans le cadre du Festival du nouveau cinéma.

Cette année, tous les films de la programmation sont disponibles en ligne jusqu’au 31 octobre. Du malade cloué à son lit d’hôpital à l’adolescent de Sherbrooke n’ayant pas encore sa voiture, ceux pour qui les représentations à Montréal ou en salle de cinéma étaient un obstacle ont, cette fois, un accès adapté au festival. Si toutefois la possibilité d’aller à Montréal pour l’événement s’offre à vous, sachez que le FNC est certifié « accessible à toute personne à capacité physique restreinte » par Kéroul et qu’il offre l’entrée gratuite aux accompagnateurs de personnes à mobilité réduite.

Aperçu de la programmation

2021, c’est le 50ème anniversaire du FNC. Il tente de célébrer en grande malgré la pandémie avec une programmation haute en couleur.

On cherche à repousser les frontières du cinéma tel que nous le connaissons avec la catégorie « Nouveaux alchimistes ». Des films brisant les conventions cinématographiques s’y affronteront et tenteront de surprendre le jury. Ce sera le cas du long métrage néo-futuriste et féministe Tzarevna Scaling dont les costumes déjantés et l’essence artistique ont attirés l’attention des quelques autres festivals.

Le FNC présentera également une vaste gamme de films internationaux, nationaux et étudiants.

La programmation se clôturera avec le poétique long métrage d’animation canadien Archipel. L’œuvre primée de Félix Dufour-Laperrière mettra fin à la 50ème édition du festival en transportant ses spectateurs à travers les rêves passés et avenirs des eaux du Québec.

 

ACTUALITÉ/RÉFLEXION

La période pandémique questionne le programme d’éducation à la sexualité actuel

-Mathilde Tremblay, octobre 2021-

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La plupart des écoles primaires et secondaires des grandes régions du Québec qui ont été plus particulièrement touchées par la Covid-19 ont décidé de couper sur les heures d’enseignement normalement allouées à l’éducation à la sexualité et de les attribuer plutôt à d’autres matières comme les mathématiques et les sciences dans lesquelles les étudiants ont pris du retard.

À reculons

Pour certains sexologues, cette nouvelle constitue un grand pas en arrière pour l’acceptation de la sexualité comme étant un enjeu important durant le développement des adolescents. « Ça confirme un peu nos craintes. Je trouve ça dommage qu’on néglige ça », explique, au Journal de Montréal, la présidente de l’Ordre des sexologues du Québec Joanie Heppell.

Des pages blanches à remplir pour les groupes marginalisés

Depuis 2018, le ministère de l’Éducation attribue aux écoles primaires et secondaires un contenu relatif à la sexualité, aux relations affectives et à l’identité que ces établissements se doivent d’enseigner. Le pas de recul pris durant la pandémie combiné à la reconnaissance de plusieurs réalités sexuelles anciennement tus soulèvent la proposition de modifier le programme actuel pour une éducation à la sexualité plus inclusive.

Le rapport de recherche Promouvoir des programmes d’éducation à la sexualité positive, inclusive et émancipatrice dirigé entre autres par Julie Descheneaux doctorante en sexologie révèle à ce sujet que « les besoins des groupes traditionnellement marginalisés restent peu abordés et pris en charge dans l’éducation à la sexualité offerte au Canada ». C’est le cas notamment de la réalité sexuelle des personnes ayant un handicap qui est pratiquement absente de la théorie enseignée.

« Les jeunes issu.e.s de la communauté sourde présente 33% plus de risque de contracter le VIH que les jeunes entendant.e.s », mentionnent les auteurs de la recherche. Le rapport tend finalement vers l’actualisation d’une éducation à la sexualité qui permettrait à chacun de comprendre la réalité de l’autre pour une sexualité communicative et positive.

 

JEUX DE MOTS NULS (MAIS MÉMORABLES)

  • Quand tu vois un oiseau sur un lac, c’est un signe…
  • Les moutons aiment le chewing-gum. Ils savent que c’est bon pour la laine.
  • J’ai raconté une blague pas top à Jésus. Il m’a dit : « C’était naze arrête. »
  • Est-ce qu’une poule peut parler anglais ? Yes chicken.
 

ACTUALITÉ/RÉFLEXION

Mémoire Autochtone

-Mathilde Tremblay en collaboration avec Raymond Cyr, octobre 2021-

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Né vers 1630 sur le territoire Wabanaki (Massachusetts et Maine actuel) et fils adoptif d'Essemonoskwe, un chef des Kennebec, Madockawando était le chef des Pentagouets , une tribu de la Confédération Wabanaki (abénaquise) et grand bashaba (chef des chefs) de la Confédération Wabanaki. Deux de ses filles Pidianskwe et Misoukdkosié) furent les épouses du baron Jean-Vincent d'Abbadie de Saint-Castin. (https://fr.wikipedia.org/wiki/Madockawando
)

Le 30 septembre dernier, la population canadienne soulignait pour la première fois la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation. En cette journée, les Canadiens et Canadiennes reconnaissaient les torts causés aux Premières Nations arrachées aux réserves et envoyées dans les pensionnats autochtones. C’était une occasion pour les victimes de ces écoles résidentielles, leurs familles et leurs descendants de raconter leurs histoires.

L’Histoire autochtone demeure néanmoins encore plus vaste et la mémoire de ces peuples est longue. Pour cet article, il a donc été choisi de donner la chance à un « Indien non inscrit », c’est-à-dire un membre des Premières Nations qui n’a pas habité une réserve, de raconter son histoire.

Raymond Cyr, membre de la communauté autochtone Wobtégwa, Indien non inscrit et Sage a accepté de partager une partie de la mémoire de son peuple pour l’occasion. Pour ce faire, Monsieur Cyr choisit de parler des descendants de Madockowando. Deux des filles de Madockowando (voir ci-haut) épousèrent le Baron de Saint-Castin venu de France. De leur union, naquit le premier village métis en Amérique. Des années plus tard, lorsque le gouvernement canadien voulut instaurer les réserves comme lieu d’habitation pour les Autochtones qui ne pouvaient plus suffire à eux-mêmes, la plupart des descendants de Madockowando ont refusé de s’y installer. Ils ont de ce fait perdu leurs terres et leur statut de « vrais Indiens ».

Même en vivant hors des réserves, les Indiens non inscrits n’ont pas été à l’abri des pensionnats. Monsieur Cyr explique que sa mère, lorsqu’elle était petite fille, a été envoyée en toute confiance, elle aussi, dans une de ces écoles. Les conséquences intergénérationnelles de cet événement sont visibles chez son fils qui vit avec un handicap physique dû à la maltraitance qu’il a subi tout au long de son enfance. Pour lui, la Journée de la vérité et de la réconciliation porte donc mal son nom. Il souligne que le terme «réconciliation» est utilisé lorsque deux partis belligérants en viennent à un accord alors que, dans le cas des Premières Nations, ce n’était pas deux groupes qui s’affrontaient, mais bien un peuple qui en dominait complètement un autre. C’est un cas d’oppression et de soumission. Pour Raymond Cyr, la Journée de la vérité et du pardon serait un nom plus près de la véritable histoire qu’ont vécu les siens.

Aujourd’hui, quelques Indiens non-inscrits dont les descendants de Madockowando sont rassemblés en un groupe qui porte le nom de Wobtégwa qui veut dire les oies sauvages ou les grands oiseaux. Le groupe tente de se faire reconnaitre par le gouvernement afin de pouvoir faire vivre sa culture avant qu’elle ne disparaisse.

 

ACTUALITÉ/COMMUNAUTAIRE

12 jours dédiés à la célébration de la paix

-Mathilde Tremblay, septembre 2021-

La période du 21 septembre au 2 octobre sera consacrée à la promotion d’un monde bienveillant.

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La Journée internationale de la paix du 21 septembre lance le début des célébrations qui se clôtureront avec la Journée internationale de la non-violence du 2 octobre. Pour l’occasion, l’organisme montréalais Réseau pour la paix et l’harmonie sociale organise des activités en ligne sous plusieurs thèmes dont : En dialogue, Apprentissage, Communauté et Arts et culture. Les activités sont accessibles à tous via les plateformes Web et sont, pour la plupart, gratuites. Elles s’inscrivent dans la mission « de souligner et d’encourager le développement de projets et d’initiatives visant à faire de notre société un milieu pacifique, harmonieux et bienveillant » que l’Organisation des Nations Unies a attribuée à ces deux journées internationales.

Quelques-unes des activités offertes

La journée d’ouverture des festivités, le Réseau pour la paix et l’harmonie sociale en collaboration avec la Ville de Montréal diffusera une célébration virtuelle avec Marie-Émilie Lacroix, Elie-John Joseph et Sivane Hirsch, trois acteur.trices important.es du développement de la paix notamment avec les Premières Nations.

Yogas virtuels, conférences, ateliers interactifs et causeries en ligne seront également offerts au public durant les 12 jours. La programmation complète des événements est disponible au https://www.thepeacenetwork.ca/2020/ .

 

ACTUALITÉ/CULTURE/SPORT

Un film sur le surf adapté remporte plusieurs prix lors de l’annuel Toronto Beaches Film Festival

-Mathilde Tremblay, septembre 2021-

La fin de semaine du 11 septembre dernier était marquée par le Toronto Beaches Film Festival. Parmi les films en compétition se trouvait le documentaire Believe dirigé par Michel Garcia et Mathilde Saint-Arroman.

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Le film de Gracia et Saint-Arroman, mettant en scène l’équipe française de para-surf lors d’un championnat mondial en Californie au cœur même du début de la pandémie, est ressorti vainqueur de sa catégorie en gagnant le prix de meilleur film de de surf. Il a également raflé la mention de meilleur montage et le prix « Spirit Award ». Ce dernier est généralement attribué à un film qui a su se démarquer par l’importance du message qu’il transmet à la communauté mondiale. Cette année, le « Spirit Award » a plutôt été directement remis aux athlètes de para-surf présentés dans le documentaire pour avoir mis au défi leurs limites et les avoir repoussées. Le festival tenait, ainsi, à souligner l’impact positif de ces surfeurs sur la communauté qui a été inspirée par leurs actions.

Surfer les vagues canadiennes et estriennes

Au Canada, le surf adapté a su faire sa place. Une équipe canadienne participe aux championnats mondiaux de surf adapté pour représenter le pays. L’équipe s’est classée 13ème lors de la dernière compétition en 2020. En Estrie, faute d’avoir accès à des vagues, le surf est remplacé par la planche à pagaie. La Fondation des sports adaptés et O’sijja sont deux organisations qui permettent la pratique de ce sport aquatique en région.

 

ACTUALITÉ/POLITIQUE

Début de la période électorale pour les élections municipales de Sherbrooke

-Mathilde Tremblay, septembre 2021-

Le 17 septembre dernier sonnait le début des élections municipales 2021. La déposition de candidature est maintenant ouverte à toutes et à tous. Les candidats auront jusqu’au 1 octobre pour déclarer leur participation et c’est ce jour même, à 17h, qu’est prévu la présentation officielle des participants à la campagne.

Pour l’instant, il est su que le maire actuel, Steve Lussier, compte tenter de garder son poste. La conseillère municipale du district du Carrefour Evelyne Beaudin et le politicien Luc Fortin sont les deux autres prétendants au titre connus à ce jour.

Un souhait d’engagement citoyen

La ville de Sherbrooke mentionne sur sa page Web son souhait de voir le taux de participation des électeurs et électrices augmenter pour l’édition 2021 des élections : « Bien que toutes les décisions municipales adoptées par le conseil touchent directement la population d’une municipalité sur une multitude de sujets, dont la sécurité, les infrastructures, la voirie, l’environnement, les parcs, les taxes et les tarifs, les loisirs et les sports, etc., les électrices et les électeurs participent encore trop peu à leur vie démocratique municipale. » Ce sont 73% des citoyens qui votent lors des élections provinciales pour 45% lorsque vient le temps de voter au municipal.

Le 7 novembre prochain sera jour de vote.

 

ACTUALITÉ/SPORT

Mini résumé des Jeux paralympiques 2020

-Mathilde Tremblay, septembre 2021-

Après 12 jours de compétitions, le Canada se classe finalement 23ème aux paralympiques juste derrière l’Israël et devant l’Inde.

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Combien de médailles?

L’équipe canadienne a réussi à cumuler 21 médailles cette année. Ce sont cinq or, dix argent et six bronze qui lui reviennent.

Champion en natation et en athlétisme

Le Canada doit trois de ses cinq médailles d’or aux athlètes féminines de natation dont deux à Aurélie Rivard née à St-Jean-sur-Richelieu. Les deux autres médailles d’or ont été gagnées par l’équipe d’athlétisme au lancer du poids et au 1500m.

Premiers pas et honneur

Pour quelques athlètes canadiens, les Jeux 2020 représentaient leur première expérience de paralympiques. C’est le cas de Greg Stewart qui a obtenu la médaille d’or au lancer du poids et de Olivia Meier qui était la première canadienne à compétitionner en para badminton. Les deux se sont dit très émus et fiers de pouvoir pratiquer leur sport au niveau olympique.

 

ACTUALITÉ/COMMUNAUTAIRE

Orford, 06 septembre, 21h : La 19ème ascension du Défi Everest-Orford se complétait

-Mathilde Tremblay, septembre 2021-

Lundi soir dernier, l’équipe de coureurs s’est réunie pour entamer la dernière montée du Mont-Orford dans les nuages qui entouraient la montagne.

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(L'équipe de la 19ème ascension, photo offerte par le Défi Everest-Orford)

Alors qu’il faisait sombre et brumeux, une dizaine de personnes se rassemblaient au Mont-Orford. Certaines montaient la montagne pour la 3ème,5ème, 11ème et même 19ème fois depuis les 72h dernières heures. Connaissant maintenant chaque recoin de la pente, elles avaient même donné des noms aux roches à éviter sur le parcours. Parmi les membres de l’équipe, le co-coureur Guillaume prenait place dans un fauteuil roulant tout-terrain appelé dahü. Entouré de sa conjointe, de son fils et des autres participants, il gravissait un sommet pour la première fois depuis une vingtaine d’année.

Qu’est-ce que le Défi Everest-Orford?

C’est Fernand Courchesne, un auxiliaire en service de santé et sociaux au CLSC de Magog qui est à l’origine de ce défi sportif. Le but : compléter 19 ascensions du Mont-Orford en trois jours pour gravir l’équivalent de l’Everest. Cette année, M. Courchesne gravissait la montagne pour amasser des fonds pour la Fondation des sports adaptés. Ainsi, c’est accompagné d’un co-coureur transporté dans un dahü et d’une équipe de coureurs pour l’aider à transporter le fauteuil que l’homme a accompli chacune de ses montées. Les sous amassés par l’événement serviront à rendre les sports de plein air plus accessibles aux personnes ayant une limitation physique.

Sourires et dollars

Finalement, le défi aura réussi à amasser plus de 10 000$ pour la Fondation des sports adaptés. Audrey Larroquette, directrice adjointe de la fondation, faisait partie de l’équipe de grimpeurs pour la 19ème ascension. Heureuse, elle explique qu’avec les fonds récoltés, l’organisme sera en mesure de se procurer quatre kayaks adaptés.

De son côté, le fondateur du Défi Everest-Orford s’est dit très ému de l’inclusion par le sport adapté. « On s’occupe des besoins de base, mais il y a plus dans la vie que de se laver et de se nourrir. Il faut s’occuper de l’épanouissement de la personne », explique-t-il. Pour le lui, le défi représente une opportunité de changer un peu le monde en faisant quelque chose qui le passionne. « Comme ils disent dans la publicité de loterie : ça ne change pas le monde sauf que…ça fait une mosusse de belle différence », lance-t-il en rigolant.

Impossible sans une équipe

Fernand Courchesne souligne que l’ensemble du défi est un énorme travail d’équipe. Il remercie chaleureusement Evan Picard et tout le service de police de Granby qui, à eux seuls, ont amassé plus de 2 500$ pour la cause. Il pense également à François Bonnardel, député de Granby, qui, lors de sa montée, a pris la place la plus dure à l’avant du dahü. Il garde aussi en tête le Club de ski du Mont-Orford qui leur a prêté un local et la co-coureuses Colette Jean qui a aidé à trouver plusieurs volontaires pour monter dans le fauteuil tout-terrain.

Le Défi Everest-Orford aura lieu une nouvelle fois l’année prochaine. Il est peut-être question de doubler le nombre de participants pour cette prochaine édition. Les personnes intéressées à faire partie des futurs co-coureurs et grimper dans le dahü sont invitées à communiquer avec le Défi Everest-Orford.

Galerie de photos (un peu floues) prises en pleine action lors de la 19ème montée.

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ACTUALITÉ/RÉFLEXION

L’assistance sexuelle au Québec : Une étude exploratoire

-Mathilde Tremblay, septembre 2021-

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Marco Alberio, professeur de sociologie à l’Université du Québec à Rimouski, mène un projet de recherche sur l’accompagnement sexuel pour les personnes en situation de limitations fonctionnelles.

Le sociologue et son équipe de chercheur.es récoltent, depuis 2019, des données pour leur étude intitulée Handicap, droit à la sexualité et assistance sexuelle : quelles avenues possibles? qui est financée par les Fonds de recherche du Québec. Au total, ce sont plus de 100 000$ qui ont été investis dans le but de comprendre où en est la notion d’assistance sexuelle au Québec et dans quel contexte celle-ci a pu être légalisée dans d’autres pays comme la Suisse.

La dangereuse vie des clients de travailleur.euses du sexe au Québec

À l’heure actuelle, avoir recours à l’assistance sexuelle est un acte interdit par le Code criminel. Les personnes ayant une limitation physique qui font appel à un ou une travailleuse du sexe pour répondre à un besoin de contact physique doivent le faire dans le plus grand secret. Il en va de même pour leurs proches qui, en les aidant à se déplacer jusqu’au lieu de rendez-vous, s’exposent à des accusations de proxénétisme.

L’étude du professeur Alberio vise à jeter un éclairage sur cette pratique cachée à savoir comment elle est vécue par les travailleur.euses du sexe, les clients et les proches aidants. Ces données seront ensuite comparées au vécu des habitants de la Suisse où la pratique de l’accompagnement sexuelle est légale et encadrée par une formation d’une centaine d’heures. Le projet de recherche est né en réponse à la question montante du droit à la sexualité pour tous qui commence à émerger au Québec.

En attente des résultats

Le projet de recherche doit se terminer en cette année 2021. Le 21 avril dernier, l’ACSEXE+, un réseau de discussion qui a pour mission de « parler de sexualité positive et de handicaps au Québec », publiait une invitation à toute personne concernée par l’assistance sexuelle à réaliser une entrevue individuelle via Zoom avec l’équipe de Marco Albertio pour contribuer à l’étude. Une compensation de 50$ sera remise aux participants pour le temps alloué au projet. Les résultats de l’étude sont à venir.

 
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